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Articles avec #patrimoine tag

Le Mausolée de la Roche

Publié le par Nadina

Photo Père Igor
Photo Père Igor

Il m'est impossible de parler du Mausolée sans parler tout d'abord du château de la Roche .

Celui-ci se trouve au nord-est de la commune d'Annesse et Beaulieu, au centre de la Dordogne et a été construit sur les hauteurs, au-dessus de l'Isle .

Au XVIè siècle, en 1513 plus exactement, s'élevait à cet endroit un repaire noble, propriété des Bayly de Razac .Il passe ensuite aux mains des Leymary puis vers 1860, au comte Luboff de Koucheleff, qui le fit complètement reconstruire dans un style néo-renaissance. Celui-ci n'était intéressé que par les fêtes et la construction.
Le château passe ensuite aux Pradier puis aux Félix.

Pendant la seconde guerre mondiale, le château devient un hospice pour les vieillards réfugiés d'origine juive. De 1943 à 1975, l'Institut Pasteur s'y installe et le château se transforme en centre de fabrication de vaccins ( typhus puis grippe à partir de 1950).

Il est vendu à un particulier en 1994.Il comprenait alors 54 pièces et un grand escalier en marbre gris. Côté est, la terrasse surplombe l'Isle.

Actuellement, il est aménagé en appartement.

Voilà pour le château.

Au moment de sa construction, fut érigé dans le parc le Mausolée, du même style.
C'est une chambre funéraire, avec quatre fosses. Vous allez me dire : mais pourquoi quatre?? Effectivement !!

ceci pourrait s'expliquer ainsi, mais sans toutefois de certitude :

Les habitants de ce château étaient à ce moment là :

- le Comte Luboff,

-sa femme,

- sa belle-soeur,

- le fils de la contesse

ce qui fait 4 mais jamais personne ne l'a confirmé !!!

La belle-soeur du Comte, Alexandrine Kroll épouse de Daniel Dunglas HOME est effectivement décédée à Annesse et Beaulieu le 3 juillet 1862, à 22 ans. il aurait été raconté qu'elle aurait été enterrée au cimetière d'Annesse mais aucune trace !

Mais pourtant, elle ne fut pas non plus inhumée dans le Mausolée car les fosses ont été retrouvées vide !!

Ce mausolée détient encore beaucoup de mystères et comme l'on dit, si les pierres pouvaient parler.....

Façade Est -Photo Père Igor

Façade Est -Photo Père Igor

Le Mausolée

Le Mausolée

"Dédié à un dernier repos mais vide de tout occupant !!""

Je remercie mon copain Ludovic qui m'a donné des informations sur le Mausolée .

 

 

Détail d'un pilier du Mausolée - Photo tirée de la lettre d'information n°39 d'Annesse et Beaulieu  de mars 2011

Détail d'un pilier du Mausolée - Photo tirée de la lettre d'information n°39 d'Annesse et Beaulieu de mars 2011

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Champeaux et La Chapelle Pommier

Publié le par Nadina

    Champeaux-et-la-Chapelle-Pommier.jpg 

La commune de Champeaux-et-la-Chapelle-Pommier, dans le canton de Mareuil, est créée en 1827 par la fusion des villages de Champeaux et de la Chapelle-Pommier.

 

Des traces ont été retrouvées dès le XIIIè avec le nom de Champeux, qui signifie ' petits champs' . Puis vient ensuite 'Capella Pomerii' , Chapelle Pommier.
Cependant, le territoire était occupé dès la préhistoire car des gisements ont été retrouvés, dont le gisement paléolithique de la Font Bargeix .  

 

Mais que nous trouvons-nous donc à Champeaux et La Chapelle Pommier?  

 

Et bien tout d'abord, une petite église romane fortifiée, l'église Saint Fiacre. Et oui, c'est bien une église car elle avait l'appellation d'église paroissiale jusqu'en 1827.  

Eglise St Fiacre


St Fiacre était un moine irlandais du VIIè . C'était le patron des jardiniers. On le retrouve d'ailleurs sur un des vitraux, au-dessus de l'autel, avec une bêche à la main .
Un tableau le représente également repoussant une couronne car il aurait refusé le trône d'Ecosse.  

Donc, notre église est classée aux Monuments Historiques depuis 2008 mais elle-même date de la 1ère moitié du XIIè. Entrée Eglise St Fiacre 

Un clocher mur était à l'origine de l 'actuel clocher . Les deux trous encore visibles étaient tout simplement les endroits où se trouvaient les cloches.  

 Le portail n'est arrivé qu'au XIIIè . Au-dessus du choeur, une chambre de défense installée pendant la guerre de 100 ans date du XIV - XVè . Sa construction en maçonnerie sommaire la démarque aisément du reste en pierre taillée.   

L 'église est donc fortifiée, avec son poste de guet et de défense.Au XVè, elle est entourée d'un petit cimetière sur deux côtés et la petite place était occupée par une mare, jusqu'au XXè. Le presbytère, lui, était au sud .  

Elle a subi plusieurs transformations:

- le clocher mur a été rebouché  et rehaussé pour pouvoir construire la chambre de défense,

- la nef a été remontée par rapport à la 1ère,

- la sacristie a été accolée à l'église au XVII ou XVIIIè.

Intérieur Eglise St Fiacre

Beaucoup de questions encore se posent au sujet de cette église:vous vous en rendrez compte en  parcourant cette page du site de la commune : http://www.champeauxlachapellepommier.com/?page_id=370  : ' Les Pierres parlent '   

 

Puis une autre église, Saint Martin, qui, elle , est dans le village.

Eglise-Saint-Martin-de-Champeaux 

Le clocher est d'art roman mais l'église est gothique du XIIIème siècle. Les armes des Fayolle, anciens propriétaires de la chapelle prolongeaient les arcs de voûtes jusqu'à la révolution, période  tumultueuse qui fit disparaître beaucoup  de pièces et ici, en 1793, les écussons disparurent sous les coups des marteaux .  

Reste Armes des Fayolles

Cette église est également inscrite aux Monuments Historiques car sur la porte de la Sacristie, une représentation d'une  abbesse tenant une crosse d'or et un crucifix, avec une couronne à ses pieds nous laisse penser que cette porte n'était pas à l'origine dans l'église mais dans le château des Bernardières et que cette abbesse pourrait bien être une religieuse de la famille .

Abbesse sur la porte de la sacristie dans l'église St Mart

 

La commune était doté de 4 chapelles :  

-La chapelle Saint Roch de Bernardières, dont l’emplacement est marqué par un monument,

-La chapelle du château de Puycheny,

-La chapelle du château de Benardières

-Et la chapelle de Fontgenade, à la limite de la Chapelle Pommier et de Vieux Mareuil.

 

 

Nous trouvons ensuite le Hameau des Bernardières avec son château: vue sur chateau

 

La cour du châteaucour du chateau

Situé sur une falaise dominant la Nizonne, il aurait été acquis par le grand-père de Brantôme, puis  agrandi par les comtes d'Aydie qui y auraient installés des terrasses.

Plusieurs époques se cotoient :

  - Au XIIIè , l'époque médiévale voient s'ériger des tours carrées, circulaires .

  - Le logis vient enfin au XIVè, en forme de losange et dirait-on 'posé' sur la roche .

  - Et enfin au XVIIè, le logis et une terrasse apparaîssent .

 Ce château a en outre une histoire liée à Duguesclin.

Cour chateau

    En effet, en septembre 1737, les anglais en furent chassés par ce dernier . Au vue de l'arrivée des troupes, les anglais prirent peur, s'enfuirent sans avoir auparavant mis le feu au château, en y laissant les prisonniers français. Ceux-ci périrent dans les flammes et une croix leur sert aujourd'hui de sépulture. C'est la Croix des Bernardières , sur la route de Beaussac, à proximité du château.

La croix  La plaque sur la croix

 

 

Pour ceux que ça intéresse, le château se visite du 01/07 au 30/09/2014  de 10H à 12H  et de 14h à 18h , tous les jours sauf le mardi

 

Une autre croix subsiste toujours, c'est la croix de la route de la Japillerie. C'est une croix de chemin, c'est-à-dire une croix destinée à christianiser un lieu.

Croix de la Jallerie 

Les différentes parties sont sculptées dans la même roche.

La croix est très massive et représente plus une croix grecque qu’une croix latine, sa branche inférieure étant de la même longueur que les trois autres, contrairement à celle de la croix latine.

Et puis encore cette très belle et grande demeure : la Maison de Puysèche au lieu dit La Lardie.  

C'est une propriété privée dont le corps de logis possède 5 travées. Chaque travée est soulignée par une petite fenêtre en chien assis au niveau du toit.

Maison de Puyseche

 

Sources et photos : Champeaux et la Chapelle Pommier  - La Pierre Angulaire

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Les enseignes

Publié le par Nadina

        enseigne-perigueux-

Périgueux

 

 

"Où il n'y a pas d'églises, je regarde les enseignes; pour qui sait visiter une ville, les enseignes ont un grand sens ". V. Hugo

 

Les enseignes aussi ont leur histoire et leurs origines.    

 

Voici tout d'abord les définitions trouvées :  

- par le dictionnaire de l'Académie Française :

   Enseigne signifie aussi le tableau, la figure qu'un marchand, ou artisan met à sa porte pour faire connaître quelle est sa professio, et pour qu'on trouve sa maison.  

- Pour le Littré :

C'est un tableau indicatif mis au-dessus d'une maison pour indiquer le commerce ou la profession du propriétaire.

- Pour le dictionnaire général de langue française :

      C'est un tableau qu'un commerçant met au-dessus de son magasin, le plus souvent avec emblème, devise pour le faire reconnaître.

 

Mais, au Moyen Age, l'enseigne était bien un signe particulier pouvant s'appliquer à toutes les maisons !  

Elle  existe sous de formes multiples:  

- marque de maison noble ou logis bourgeois,  

- indication destinée à une maison particulière ou commune,  

- annonce réclame pour un commerce.  

 

Ces 3 indications caractérisaient 4 sortes d'immeubles:

- les maisons seigneuriales,

- les maisons à boutiques,

- les maisons corporatives,

- les maisons spécialement affectées aux voyageurs et au débit d'aliments et boissons (hotellerie, auberges).

A l'origine, elles sont de même nature : armoiries, emblèmes pour les activités non commerciales.Sinon, c'est le tableau accroché, en fer forgé.

Au départ, elles sont sculptées ou gravées dans de la pierre, puis les sujets peints apparaissent et enfin des reproductions sous tableaux.

DSCN5103.JPG   

La distillerie artisanale Clovis à Villamblard.

 

 

    Les anciennes  en fer forgé font partie maintenant du petit patrimoine.

Preuve en est avec la  maison Estignard à Périgueux avec son pignon à crochets montrant au sommet la fable du pélican. Sur la porte d'entrée, la salamandre de François 1er cotoie le blason du propriétaire.

 

Perigueux%20-%20Maison%20Courtois    

 

L'enseigne commerciale fut à l'origine purement indicatrice. Plus tard, elle cherchera à se faire voir. En effet, il fallait passer devant la boutique pour la voir. Ce fut l'hotellerie qui, la première eut recours aux enseignes se balançant au gré du vent. Il n'y avait pas d'autres moyens pour se signaler aux voyageurs !

Ceux-ci étant superstitieux, il fallait trouver une enseigne qui leur plaise et les attire . Hors de question de mettre un renard  mais par contre, le cygne était considéré de bonne augure .

Le chiffre "3" était aussi très employé, certainement lié aux croyances de la Trinité.

La couleur n'était pas laissée au hasard. Le blanc et l'argent se rencontraient souvent mais l'or, le rouge et le vert dominaient pour les fonds . Le bleu et le jaune s'employaient rarement, tout autant que le noir, inuquement utilisé pour le visage des sarrasins!

La lutte engagée entre les enseignes de maisons particulières et les maisons de commerce dura jusqu'en 1661, année où un édit les départagea et le commerce eut gain de cause .  

 

Les marchands utilisèrent alors 3 sortes d'enseignes:  

- l'image du patron,  

- les instruments de leur fabrication,

- le tableau de fantaisie.

DSCN9970  

Saint  Pardoux la Rivière

 

En voici une bien particulière et qui mérite une explication: 

L'enseigne de barbier se présente sous la forme d'un poteau marqué de bandes en  spirales bleues, blanches et rouges . Ce poteau, réel ou artificiel, est rotatif ou non.

   

 

Dans l'Europe du Moyen Âge, les barbiers étaient parfois amenés à utiliser leurs instruments à d'autres fins que la coupe des cheveux ou la taille de la barbe. Ils pratiquaient également des saignées, de petites opérations de chirurgie ou des arrachages de dents.    

Le poteau (généralement peint en bleu), signalant au public leur établissement, symbolisait le bâton que le patient devait serrer pour rendre ses veines saillantes. Les bandages ayant servi à recueillir le sang pouvaient y être exposés et enroulés, pour sècher ou attirer l'attention.  Wikipedia.  

 

 

Je finirai par celle ci qui se trouve à Thiviers  

 

DSCN9207    

en patois : " Ici, on coupe les cheveux " .

C'est une très vieille enseigne, qui représente effectivement un visage avec cheveux et moustache et c'est bien un coiffeur  !

 

Il est une région où les enseignes se montrent beaucoup plus que par chez nous: c'est l'Alsace et je vous en propose quelques unes car je les trouve très belles.

 

Colmar--15-.JPG 

Colmar  


Eguisheim (46) 

Eguisheim

Eguisheim (30)

Eguisheim

 

Ottmarsheim (5)

Ottmarsheim

 

 

  Riquewhir (7)

Riquewhir

    RiquewhirRiquewhir (19)

Riquewhir (43) Riquewhir

 

 

 

Thannenkirch (18) 

Thannenkirch

 

Turkheim (7)

Turkheim

 

Sources : Wikipedia - Les passerelles du temps 

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Les lavoirs

Publié le par Nadina

 

 

St Pardoux la Rivière (4)

St Pardoux la Rivière 

L'eau est un besoin impératif pour l'homme , non seulement pour laver le linge mais aussi pour sa propre hygiène.

Les lavandières lavaient leur linge dans l'eau des rivières, des sources ou des fontaines .Or, cette eau , souillée par les lessives hebdomadaires était devenue source de germes .


Il faut dire qu'au XIXè, la France a connu bon nombre de maladies, germes véhiculés par l'eau et le linge(typhoïde, choléra ) .

Le lavoir est donc né et la loi du 3 février 1851 vote un budget spécial, aidant ainsi les  communes à construire leur lavoir puisque ce budget les subventionne jusqu'à concurrence de 30% .

Un lavoir est un grand bassin le plus souvent rectangulaire, à proximité d'une rivière, d'une source .Pour les plus simples, ils sont composés de 2 bacs: le lavoir et le rinçoir. 

La construction d'un lavoir se fait toujours de la même façon et dans cet ordre :

1 - la fontaine

2 - la barre d'égouttage

3 - le rinçoir

4 - le lavoir

5 -  la canalisation de vidange.

 

Chaque village a son lavoir. Les femmes s'y retrouvaient et contribuaient ainsi à la vie du village car on y chantait mais on y parlait beaucoup aussi. Les lavoirs rentrent ainsi dans la vie locale des villages .

Mais nos lavandières jugeaient aussi car le linge était regardé et ainsi, elles cataloguaient celles qui avaient du linge tâché, mal raccomodé ou encore celles qui possédaient des serviettes fines et brodées .La réputation des unes et des autres étaient ainsi faites et il n'était pas rare que le maire fasse intervenir le garde-champêtre pour séparer ces dames . Chacune d'elles avaient ensuite sa place attitrée.

A cette époque, ne plus aller au lavoir était signe d'une ascension sociale. Les notables notamment faisaient laver leur linge à la maison. 

 

Il existe 4 types de lavoirs :

  - en bord d'étang ou de rivière : Celui-ci était alors avec une planche à crémaillière, qui était montée ou descendue suivant
   le niveau de l'eau.

Lavoir de Saint Just - Entrée village - D2 (3) 

Saint Just 

- le lavoir couvert avec son bassin en son centre,

Quinsac (3) 

Quinsac 

- le lavoir à impluvium qui possédait un bassin en son centre , alimentée en eau de pluie grâce à un toit ouvert et incliné vers
  l'intérieur,

Lavoir - ' Font Close ' - D98 -St Jean de Cole dir Villars 

Lieu Dit ' Font Close' à St Jean de Côle

 

Guitelle-20-Guerville--03.jpg 

Guerville - Yvelines - Site : www.lavoirs.org

J'ai simplement rajouté ce lavoir qui n'est pas en Dordogne pour bien vous faire voir le système du lavoir à impluvium

 

- le lavoir tunnel , de forme demi cylindrique et en pierres.

BRAUMONT--Meurthe-et-Moselle.jpg 

Celui-ci est à Braumont en Meurthe et Moselle - Site : www.lavoirs.org

Je n'ai pas trouvé trace de ce type de lavoir en Dordogne

  On distingue le lavoir qui permettait aux femmes de sortir de la maison  ( la lessive était alors faite avec du savon de Marseille )et la bugade, c'est-à-dire la lessive à la maison. On versait alors de l'eau bouillante sur des cendres de chêne ( pas de châtaignier car son tanin aurait tâché le linge ) , ce qui avait pour effet de blanchir le linge . Le linge de couleur n'existait pas  encore !! 

   

La grande lessive, dite 'la buée', était faite 2 ou 3 fois par an et durait 3 jours.
Au 1er jour était mis le linge à tremper,

au 2ème, le coulage: le linge était posé sur un sac rempli de cendres de bois au fond d'une cuve. On versait de l'eau tiède puis bouillante sur le linge . Cette eau était récupérée, re-réchauffée et re-versée sur le linge et ce, pendant des heures.

au 3ème  avait lieu le lavage et c'était le plus pénible.Il fallait savonner le linge puis le battre afin de faire pénétrer le savon, pour ensuite le rincer et le mettre à sécher .
Il est bien entendu évident que ces  grandes lessives ne se faisaient qu'aux moments où les femmes ne participaient pas aux grands travaux des champs.

 Vers 1910 apparut la lessiveuse avec son champignon . L'eau remontait par ce champignon et retombait sur le linge, ce qui remplaçait le coulage.

Le temps des lavandières s'est achevé vers 1950, époque où est apparue la machine à laver le linge .

 

Source : www.lavoirs.org

             www.patrimoine.oppede.fr

 

 

  St Pardoux de Mareuil (35)

Saint Pardoux de Mareuil 

  Vous trouverez d'autres photos dans l'album ' Lavoirs' ainsi qu'un lien vers un site très intéressant regroupant toutes sortes de lavoirs en Dordogne mais aussi partout en France  .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le château de la Chapelle-Faucher

Publié le par Nadina

 

  la chapelle faucher

  Le château de la Chapelle Faucher  s'appelle en fait le Château de Lasfond. La construction initiale est du XIIIè siècle  et le damoiseau Fulchier d'Agonac en est l'investigateur . 

Du haut de sa falaise, il semble se mirer dans les eaux de la Côle coulant à ses pieds, sur l'axe Brantôme /Thiviers .

 

La Chapelle Faucher 

En ruine à la fin du XVè siècle, il fut reconstruit avec 2 grosses tours.


Le Prince Noir, fils du roi d'Angleterre, a détruit tout le village de la Chapelle Faucher, petite commune du Périgord Vert.

Entre les 2 tours du château initial, ont été construits un corps de logis et une tour octogonale d'escalier. Le puissant seigneur Etienne de Farges épousa une Bourdeilles et maria sa fille à un Chabans.
Mais son histoire sanglante ne s'achève pas là !

L'allée 

En 1569, 260 paysans catholiques y furent massacrés par l'amiral de Coligny, qui gagnait l'agenais après avoir été battu à Moncontour . La Chapelle Faucher s'est trouvée sur son passage ....

Les soldats du roi l'ont ensuite assiégé pendant la Fronde et pour finir, la foudre ne l'a pas épargné non plus puisqu'en 1916, un immense incendie détruisit tout le côté ouest, n'épargnant ni toit, ni mobilier.

Mais, malgré tout cela, il est assez aisé d'imaginer ces dames, un tantinet précieuses, dans les commodités de conversation . 

 la chapelle faucher (2)

Photo vue à XXX reprises sur internet et due à ..... 

Seules, les dépendances furent préservées . Le château possède de superbes écuries à voutes datant du XVIIè siècle . Antoine de Chabans  a fait construire le manège se trouvant dans le prolongement .  Ce manège est le plus ancien conservé. N'oublions pas que, pendant cinquante ans , un camp militaire  s'y était installé. Les 6 colonnes semblent  posées sur un petit muret .

  Manege.jpg

Les caves renferment des parties plus anciennes .

La famille de Bruc demeure dans le château, devenue propriété privée . Il y a quelques années, j'ai eu l'honneur de visiter les appartements privés avec la comtesse , qui était d'une très grande gentillesse et  qui n'est plus malheureusement . 

Il est des personnes de ma famille qui se rappellent encore la sortie de la messe , là où il fallait faire la révérence devant le comte et la comtesse, parents de l'actuel propriétaire !

Les écuries ont été transformées en salle de réception pouvant accueillir plus de 200 personnes . Le ménage, contigu, peut lui abriter un coktail , en cas de pluie !

Vous trouverez le lien vers le chateau dans la rubrique du même nom.

 

 

 

 

 

 

               

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Notre Dame de Partout, la vierge du bout du monde

Publié le par Nadina

 

      Notre Dame de Partout - La Chapelle 

Notre Dame de Partout  ! Quel drôle de nom pour cette petite chapelle, née sur les entrailles du Massif Central, au-dessus de la vallée de l'Auvézère !

En effet entre St Mesmin ( au nord est de la Dordogne et limitrophe Corrèze ) et Savignac apparaît le 'Puy des Ages' . Ce promontoire abrite notre petite chapelle, entre les nombreux pieds de bruyère puisqu'ici, rien d'autre ne pousse.

Balayée par les vents, cette butte a su abriter les nombreux animaux venus se coucher dans la bruyère.

 Notre Dame de Partout - Croix et bruyères

Seule une croix se dressait au-dessus de ce lit de broussaille. Mais le Puy s'embrasa en 1956. Les villageois ne purent éteindre le feu, faute de moyens .

Mais c'était sans compter sur le Père Eternel qui fit en sorte  d'attirer le feu sur la croix pour mieux l'étouffer. Ses braises transformées en cendre sauvèrent la colline .
Le curé de Payzac, l'abbé Galice  y fit construire en 1958 une petite chapelle dédiée à la Vierge Marie. Ce sont les jeunes du foyer Saint Joseph qui ont oeuvré à cette construction . Ouverte aux quatre vents, le nom de Notre Dame de Partout lui fut attribué.

    Notre Dame de Partout - Vierge
Là, la croyance est omni présente. Les milliers de petits papiers, ex votos punaisés au mur, scotchés ont été apportés par des 'visiteurs', venus  bien souvent en solitaire, pour conjuguer leur malheur.
Notre Dame y chasserait les petits et gros bobos !

Notre Dame de Partout - Ex voto

A l'intérieur également, un écritable de la main du curé est accroché au mur, expliquant le parcours de ce sanctuaire.

Notre-Dame-de-Partout---Cadre-copie-1.jpg

Le 1er août 2005, l'immense croix abîmée a été remplacée et continuera à servir de guide aux nombreux randonneurs.

Notre Dame de Partout - La croix

Suivez le sentier de la Vierge et vous aboutirez à une petite grotte en contre-bas  . Et de là, l'Auvézère étale son lit sur une splendide table d'orientation.

Notre Dame de Partout - Table d'orientation

 

Le 1er dimanche de septembre a lieu un pélerinage.

Entre Saint Mesmin et Savignac, suivre les panneaux 'La ferme des Ages'.

Ici, le silence, le vent et les oiseaux sont rois !  

 

 

 

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Maison-forte, manoir, gentilhommière ....

Publié le par Nadina

 

100_9928.JPG  

 

Voilà bien des noms courants mais connaissez-vous exactement ce que chacun signifie !!

Je me suis penchée dessus et voici le fruit de mes recherches.
En Dordogne, nous en avons un peu partout, comme dans certainement bien d'autres régions.

Le mot 'Château' est défini ainsi: demeure féodale fortifiée, défendue par un fossé, avec de hautes murailles et des tours.

Je ne m'étendrais pas trop sur les châteaux. 

 

Et la 'Gentilhommière' est tout simplement la demeure d'un gentilhomme, à la campagne et un gentilhomme est une personne de naissance noble.

Gentilhommière 'Le Chatenet' à Brantome - Photo Père Igo

Gentilhommière 'Le Chatenet' à Brantôme - Photo Père Igor

Mais ce n'est pas tout, nous trouvons aussi les termes de 'maison noble', 'maison forte', 'repaire', 'tournebride','chartreuse'. ...

Et voici leur définition :

- un repaire ou repaire noble est un lieu où l'on se retire.  

  Sous l'Ancien Régime, en Périgord, c'était un château, un manoir ou une maison fortifiée. 

- une maison forte est munie de défense.
   La maison forte de Reignac, à Tursac est la seule en France classé 'château-falaise' intacte. 

 

 

SANY2053.JPG

    Maison-forte de Reignac

 

    Les maison-fortes ont fait leur apparition dès la fin du XII è siècle. Ce n'était ni un château, ni une simple demeure. Elles ont pris fin au début du  XVIè. 

    Par définition, c'est une résidence de la petite aristocratie. le nombre croissant de chevaliers anoblis expliquent le grand 
    nombre de ces batisses. Bon nombre de mottes castrales ont été transformées en maison-forte. Une motte castrale est un
    ouvrage de défense construit en terre et bois. Une tour centrale faisant office de donjon était construite sur une rehausse
    de terre bien tassée. Les mottes castrales sont de forme circulaire.

 

    Maison forte à Chapdeuil - Photo Père Igor

  Maison-forte de Chapdeuil

 

- une maison noble se trouve munie d'une girouette et d'un pavillon seigneurial.
  Elle est de style renaissance et a été , pour beaucoup, le point de départ de chatelets, puis chateaux. 

 

Maison-noble  

 Maison noble - Campsegret maison-noble à Campsegret

 

- un tournebride est un pavillon de chasse devenu rendez-vous de chasse, après avoir été un cabaret ou  taverne pour les domestiques et les chevaux.

   L'encyclopédie universelle donne cette définition : Hôtellerie près d'un château destinée à recevoir les domestiques et les
   chevaux des visiteurs. 
   Le tourne-bride est de style renaissance  .

Tournebride 

Un exemple qui ne se trouve pas en Dordogne mais dans les Bouches du Rhône, le Pavillon du Roi René , près de Gardanne.

 

   Il peut être aussi un pied à terre ou un petit logement de fortune. Mais certains sont devenus très célèbres, tel le château de
   Versailles ou le château de Baugé en Anjou. 

- une chartreuse est un logis avec étage entre deux pavillons ( spécifique à la région).

Chartreuse à Borie Basse - Baneuil - Photo Père Igor 

Chartreuse à Baneuil - Photo Père Igor

Chartreuse à Quinsac - Photo Père Igor

Chartreuse à Quinsac

- un logis seigneurial est un vaste bâtiment situé dans la basse-cour. c'est une place forte uniquement destinée au seigneur et
   sa famille  .
   Il est composé au rez-de-chaussée d'un grand cellier et d'une cuisine.
   L'étage était séparé en 2 pièces:

  * la plus grande servait de salle à 'usage public', de salle de réception. Les décisions de 
     justice étaient rendues dans cette pièce

  * La plus petite était la chambre du seigneur.

  L'accès à cet étage se faisait par l'extérieur, par une tour construite indépendamment du bâtiment principal. L'escalier, la 
  plupart du temps escalier à vis était appelé 'grand degré '. Cette tour possédait une seule ouverture intérieure pour pénétrer
  à l'étage.
  Ce système assurait au seigneur une certaine sécurité.

Autre précision: les logis seigneuriaux les plus confortables possédaient des latrines, voire même un lavabo.

 

Logis seigneurial - Vallée du Dropt 

Celui-ci est d'autant plus intéressant que c'est un logis seigneurial dans un moulin fortifié, dans la vallée du Dropt.

- un manoir est une résidence ou demeure d'un noble, constitué d'un corps de logis et de dépendances. Cc'est une habitation jointe à une certaine étendue de territoire. Assez vague vous me direz!   

  Il ne possède pas de tour, ni donjon car son rôle c'est pas défensif. Il n' aucune vocation militaire.

  Le maître l'occcupait avec sa famille et ses serviteurs. La population du domaine était essentiellemetn composée de paysans,
  appelés serfs . Ils travaillaient la terre en échange de la protection du maître.

  Leur construction remonte souvent au XVè et XVIè siècle. 

Manoir de la Guionie à Lempzours 

Manoir de la Guionie à Lempzours

Manoir de La Farge à Tourtoirac - Photo Père Igor

Manoir de La Farge à Tourtoirac - Photo Père Igor

 

Toutes ces définitions sont tirées du Littré, de l'Académie française, de l'Encyclopédie Universelle, Wikipédia et vous vous en êtes aperçues , restent assez imprécises.

 

Il est clair que certaines de ces demeures n'étaient au départ qu'un tour de guet au-dessus d'une rivière et au fil du temps,  sont devenues donjon puis château fort, la rivière servant de douve naturelle. Et les aléas du climat et du relief ont régi ces constructions. Tantôt, le château s'est caché dans une forêt, tantôt, il se dresse en haut d'une falaise.


Certaines implantations castrales ne s'expliquent pas!

 

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Le chateau de Lieu-Dieu à Boulazac

Publié le par Nadina

Château Lieu-Dieu ou château Lioc-Dioc ?

En effet, ce nom vient du patois et lui était donné par les gens du pays.. En 1837, le Saint Sacrement y fut amené pour le protéger des pillages et profanations des anglais.

 

Ce quadrilatère fortifié date du début du XIVè siècle.  Son architecture démontre bien l'aspect médieval et défensif de ce château.

 

 

File:Boulazac Lieu-Dieu (7).JPG

Au 1er plan la tour Est et les communs côté Nord est

Devant le pont levis, la courtine, en face le logis seigneurial encadré par les communs.

De plus, la cour très étroite et le corps de logis très élevé  sont les preuves de cette construction prévue pour la défense.

 

 

 

 

File:Boulazac Lieu-Dieu (14).JPG

 

 

  Les douves sont alimentées par le Manoire, petit ruisseau de 27 kms, affluent de l'Isle et sous-affluent de la Dordogne. 

 

File:Boulazac Lieu-Dieu (16).JPG

Le logis seigneurial

 

 

 

File:Boulazac Lieu-Dieu armoiries (1).JPG

Armoirie ( trois pigeons d'argent sur azur ).  

Au XVIIIè siècle, le pigeonnier a été surélevé et repose encore sur ses 8 colonnes.

 

  File:Manoire Boulazac Lieu-Dieu.JPG 

Le pigeonnier devant le Manoire.

 

Photos : Père Igor

Ce château ne se visite malheureusement pas.  Il reste propriété privé et se trouve au bord de la RN 89 , en quittant Boulazac en direction de Brive. 

Il a fait l'objet de très belles restaurations au fil du temps, ce qui en fait  aujourd'hui une batisse d'une grande beauté.

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Les puits

Publié le par Nadina

Entre deux recettes, un peu de culture, enfin de ce que j'ai cherché, trouvé et de ce que je peux expliquer !!

Tout d'abord, il est intéressant de savoir pourquoi les puits ont été creusés ou forés  !

L'eau douce représente 3.4% du volume total de l'eau sur notre planète, qui sont répartis de la manière suivante :

 - 21.5 %  des glaciers ou neiges éternelles,

 - 0.63 % des eaux souterraines,

 - 0.019 % des eaux de surface ( lacs, fleuves .. )

Il faut donc aller capter das les nappes souterraines. Les eaux de surface , sont assujetties à la pollution et à la contamination  . Elles ne doivent donc pas être en contact avec ces eaux souterraines. C'est la raison pour laquelle  les puits sont pour la plupart protégés des poussières et de la vermine par une toiture.

L'eau était très précieuse dans le milieu rural et les premiers puits ont été creusés à même le sol . Ces puits, pour la plupart ont disparu aujourd'hui car le temps a fait son effet. La terre a remblayé le puits et ils se sont fermés.

 

Les puits sont répartis en trois grandes catégories :

- Creusés : à la main, à la pioche : ils étaient peu couteux mais aussi peu profonds,

- Foncés : creusés en enfonçant des outils dans le sol, par mouvements de va-et-vient.Leur profondeur varie entre 15 et 100 m.

- Forés : creusés par percussion du sol ou par une action rotative ( foreuse..). Ceux-ci peuvent aller jusqu'à 300m maximum.

 

types-de-puits-sourc-ew_ikiwater.jpg 

Dessin : Wikiwater

 

Mais les puits se distinguent aussi par leur architecture . Nous allons trouver ces types de puits :

-  A  casquette : Avec un toit à une seule pente, en tuiles

- En forme d'obus: forme circulaire et la toiture est pointue en forme d'obus

 

Puits obus - 'La Boine' à St Jean ( 2km du bourg dir Villa 

Lieu dit Puyfavard à Villars

 

- Cage :Ce sont les puits le plus nobles. Ils sont  en pierres taillées et souvent sculptées. Au départ, ces puits étaient réservés
   aux constructeurs des maisons nobles ou châteaux et par la suite, sont devenus des éléments à part entière de ces grandes
   demeures . Au-dessus de ces puits, une armature métallique , une toiture avec tuiles ou de la pierre les abritaient et
   disposaient d'un treuil.

Saint Front la Rivière - le puits du château

St Pardoux la Rivière -  Puits du château

 

- Enterré ou semi-enterré : Ceux-ci n'ont pas réellement de construction en surface et se trouvent,  pour la plupart, sur la pente
  d'un terrain.

- A balancier: Nous retrouvons ce puits dans la Haute Egypte: c'est le Chadouf . Ce puits facilite la corvée de puisage puisqu'il
   suffit d'actionner le bras. C'est le principe du levier.

       Ce type de puits comporte :

                * un pied vertical appelé piédroit, bien souvent un tronc d'arbre bien droit, terminé par une fourche,

                * un axe en bois ou métal,

                * le balancier, longue perche s'appuyant sur la fourche du pied ezt au bout duquel est accroché le seau,

                   A son extrémité inverse est accroché un contrepoids .  

 Puits à balancier- Sorges (3)

Lieu dit Fonniovas à Sorges

 

  Un lien vers un site très  intéressant  : Le Périgord, l'Auvergne, le Berry et d'autres terres, l'ethnographie paysanne et rurale, la mémoire des paysages, l'archéologie des terres, les chemins, l'histoire, le patrimoine et les mots qui s'y rattachent :

  http://www.periberry.com/

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Agonac

Publié le par Nadina

  Et voici ma commune . Oh , une petite commune sans prétention mais qui a tout de même une particularité : elle fait partie, depuis 2001,  de la communauté de communes des villages truffiers des portes de Périgueux.

Mais commençons au début . Agonac sur les cartes de Cassini s'appelait Agonat  . C'était un village médiéval, en cercles. Les façades du bourg épousent encore ces formes arrondies.
C'est une région  qui a été habitée dès la préhistoire . Les lieux-dits ' Borie Vieille ' et ' Les Cadagnes ', sur lesquels ont eu lieu des fouilles le confirment.

 Au XIè siècle, Agonac était une forteresse construite sur une colline, pour se protéger des invasions normandes.

Au Moyen-Age, 4 portes permettaient l'entrée dans le bourg:

- de Ripagay, qui ouvrait au sud-est sur la Beauronne,

- Palenchart, donnant sur le faubourg de l'hôpital à l'ouest,

- Foscheyrencha, qui accédait au chemin de la chapelle au nord-ouest,

- Salseyron, la seule encore existante avec machicoulis et assomoir, donnant sur l'ancienne place de la halle au nord-est.

Agonac - Porte de Salseyron 

 

Agonac fait partie de l'agglomération de Périgueux dont elle se trouve à 12 km. Bourg traversé par la Beauronne, affluent de l'Isle, elle se perd dans les champs de noyers et de chênes truffiers du Périgord Blanc .

Agonac, comme toutes les bourgades périgordines, possède son château. Celui-ci a été la résidence des évêques de Périgueux  . Construit vers 980 par Frotaire de Gourdon, alors évêque, il a permis la défense de la commune contre les Normands.

Cette forteresse ' Castrum Agoniacum'   a été régulièrement assiégée puis reconstruite. Aujourd'hui, c'est une propriété privée. Une partie, le manoir date du XVIIè et le logis du XVIIIè .   Au XVIè, elle abrita la cour pastorale qui y trouva refuge suite aux épidémies de peste qui sévissaient à Périgueux .

Agonac - Le manoir - Photo Père Igor 

Preuve en est également de ces attaques incessantes est l'église d'Agonac, l'église St Martin, qui date du XI- XII è siècle. De style roman, elle possède encore des éléments défensifs. Quatre chapelles en dépendaient au XVIIè ; aujourd'hui , elles sont les propriétés des descendants des anciens chatelains . Deux étages de couloir de défense et de guet sont visibles autour de la coupole de l'avant-choeur, avec leurs créneaux et leurs trous de tir.

Agonac - Eglise 

Agonac - Eglise (16) 

 Plusieurs fresques sont visibles bien que très abimées

Agonac - Eglise (22) 

Deux enfeus

Photos de l'intérieur de l'église disponibles dans l'album 'Agonac'

 

Quelques éléments d'époque apparaissent, au gré d'une promenade dans les ruelles : un couronnement sculpté au-dessus de la mairie, les vestiges d'une cheminée du XVè, vestiges d'une demeure noble  ( ancien hôtel particulier de Laurent de Groulier, chevalier du moyen-age - Rue Salseyron et détruit vers 1980), la Chartreuse du Pouliquet, demeure privée datant du XIXè ( une chartreuse en Périgord est une maison de maître longue et basse, à rez de chaussée),  le château du Gourjou, du XIXè , grand domaine viticole et privé, le logis de l'hospice, manoir du XVIIè fondé par Amélie Bayle de Pérignac en 1859 et qui fut l'hospice d'Agonac mais aujourd'hui privé . 

 

Agonac - Vestiges de l'Hotel de Groulier  Pigeonnier du logis de l'hospice - Photo Père Igor

Vestige de la cheminée à l'hotel de Groulier                                          Pigeonnier du logis de l'hospice  

Les foyers ont été équipés de l'électricité en 1913 mais les agonacois ont dû aller longtemps aux  fontaines de Pisse-Chèvre ( nom dû à son faible débit) et de Bezan chercher de l'eau; le réseau d'adduction d'eau n' a été installé que dans les années 1960.  

Agonac - Fontaine de Pisse-Chèvre  Agonac - Fontaine

Agonac - Le lavoir de Bezan Le lavoir de Bezan

Tous les deux ont été photographiés en avril lors de fortes pluies . La fontaine De Pisse-Chèvre est à sec le reste de l'année.

D'autres photos sont disponibles dans l'album 'Agonac' . 

Pour les passionés de l'époque médiévale, je vous recommande un site mis dans les liens . Vous y trouverez notamment un article beaucoup complet  sur l'église d'Agonac et  son aspect défensif.

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