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Articles avec #nature tag

Le Bournat ( lo bornat ) autrement dit la ruche

Publié le par Nadina

Photo prise à La Miellerie du Périgord à Thiviers

Photo prise à La Miellerie du Périgord à Thiviers

Photo de Claude Fils ,tirée de l'Encyclopédie
Photo de Claude Fils ,tirée de l'Encyclopédie

Des traces anciennes de domestication des abeilles ont été trouvées puisque ne dit-on pas que Jupiter aurait été élevé au miel des abeilles du Mont Hymette ! Les auteurs grecs et latins nous en parlent aussi et ce bien avant l'ère chrétienne .

Nous retrouvons des traces de ruche au Moyen-Age et au vu de certains écrits ou peintures, elles étaient en paille .

Ensuite, au XVIIIè siècle, l'Encyclopédie spécifie aussi l'usage de la paille pour la construction de ruche . Elle précise qu'une ruche est "un panier à serrer et nourrir des abeilles à miel ".

Mais me direz-vous, les ruches n'existaient pas avant et l'homme récoltait le miel dans les arbres creux . Le système de la ruche proprement dite a beaucoup évolué depuis ce temps là.
L'homme a découvert une ruche dans un arbre creux et a recouvert le haut d'une pierre; il la fermait donc , se l'appropriait et l'exploitait .

Photo tirée du blog Igoir

Photo tirée du blog Igoir

C'était le sucre de l'époque et il apportait douceur aux desserts et boissons. Puis vint la découverte de l'Amérique qui amena la canne à sucre.
Beaucoup de familles avaient donc son 'bournat ' ou ruche à abeilles.Elles étaient simples à fabriquer: 4 planches et des liens tels que ronces ou paille seigle. Les liens de ronce étaient coupés l'hiver et ouverts en quatre car il ne fallait plus de sève à l'intérieur .
Un trou sur le devant permettait l'accès aux abeilles et notre ruche trouvait sa place sur une brique. Le dessus pouvait être recouvert d'une chape de seigle. Et pourquoi du seigle ??? Tout simplement parce que cette paille est plus longue et plus robuste que le blé.

Photo tirée de l'Encyclopédie

Photo tirée de l'Encyclopédie

Les ruches n'avaient pas de rehausses comme maintenant mais étaient de tailles différentes:

les plus grandes, qui devaient faire 27 cm sur 40/60 cm de haut accueillaient des essaims jusqu'à la mi- juin

les moyennes, jusqu'au 1er juillet

et les petites recevaient les derniers.

Les ruches n'étaient pas posées à terre, de crainte que les petits animaux tels que souris, crapauds n'y pénètrent. Elles étaient sur des bancs .

Pour éviter aussi que des vers y trouvent refuge, on les enduisait d'un mélange de bouse de vache avec de la cendre de lessive ou terre rouge. On passait ensuite l'intérieur à la flamme de paille . Dans le livre ' La sauvegarde des abeilles et les manoeuvres des ruches ', il est expliqué que parfois était passé d'abord une grosse brosse bien dure pour casser les gros bouts de paille et qu'ensuite la flamme finissait de brûler les petits résidus . Tout ceci était fait afin que les abeilles rentrant dans cette nouvelle ruche s'y trouvent bien et n'aient pas un travail de nettoyage à faire .

Bon, maintenant que nos bournats sont en place, les abeilles s'y sont installées, il faut ramasser le miel.C'étaient les femmes qui étaient chargées de cette tâche. Il était ramassé une fois par an, à la fin du printemps . il n'y avait pas de protection comme aujourd'hui donc les femmes , qui étaient deux pour cette extraction, enfumaient les abeilles. Ce superbe enfumoir de l'époque était constitué de 2 tuiles attachées ensemble. A l'intérieur, elles y mettaient du foin humide et y allumaient le feu . Une soufflait et l'autre extrayait la cire et le miel.

Ensuite venait la séparation pour ne garder que le miel. Les 2 femmes prenaient un torchon et y déposaient la cire et le miel retirés du bournat . Chacune à un bout de ce torchon, elles le tordaient , comme une presse et le miel coulait.

Et la cire restante était quant à elle utilisée pour cirer les meubles. On fabriquait également des cierges et d'autres produits et servait surtout pour l'éclairage

Etant donné que les bournats appartenaient aux métayers, la récolte leur appartenait également et intégralement.

Les abeilles ont été associées à beaucoup de croyances de tout temps et je vous en ferai part dans un autre article

http://lamotte.pagesperso-orange.fr/ecuras - L'Encyclopédie - 'La sauve-garde des abeilles, et les manoeuvres des ruches en hausses ' de M. de Cuinghein et Charles C. Miller

Photo tirée de l'ouvrage de Jean-René Mestre et Gaby Roussel "Ruches et Abeilles"

Photo tirée de l'ouvrage de Jean-René Mestre et Gaby Roussel "Ruches et Abeilles"

Photos prises à la Miellerie du Périgord à Thiviers

Photos prises à la Miellerie du Périgord à Thiviers

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Le comptage au phare du gibier

Publié le par Nadina

Photo de 'La dépêche'

 

 

 

Après quelques déboires suite au passage à une nouvelle version  de mon hébergeur, me revoici !

La période de chasse est bien terminée mais les chasseurs sont toujours de sortie, cette fois sans fusil, ni chiens. Ils préparent la prochaine saison en organisant des comptages de gibiers sur le territoire. 

Le chasseur ne fait pas que prélever le gibier, il est aussi acteur de la sauvegarde des espèces. Hors période de chasse, il s'investit dans le comptage des animaux sauvages pour déterminer les quotas de captures pour la prochaine saison.

Nous l'avons effectué la semaine dernière. Nous étions 4 dans un 4X4, véhicule indispensable. Derrière, deux personnes tiennent un projecteur halogène de 100W voire plus ( nos voitures ne dépassent pas les 55W) et éclairent le bord des bois, des prés ,les lisières...

Ces deux intervenants ont un rôle plus important qu’on ne l’imagine, car il faut avoir « le coup de pinceau régulier » pour bien balayer le terrain et repérer les animaux !

Dans la pénombre, les animaux sont débusqués par leurs yeux, puits de couleur pour la lumière.Seuls les sangliers n'ont pas cette particularité. Les cervidés et les chevreuils ont des yeux blancs , les renards verts.

Pour beaucoup de chasseurs, ce comptage permet d'effectuer un comptage plus fiable des cervidés que le comptage au brame en septembre.
A cette époque, ils ne trouvent plus assez à manger dans les bois. C'est la raison pour laquelle ils sortent dans les prés, la nuit.

Le sanglier, quant à lui, ne se nourrit pas de la même façon et du fait de ses yeux invisibles la nuit , est très difficile à visualiser.

De telles opérations sont  soumises à l’approbation de la DDAF qui le transmet au préfet,lequel est seul habilité à délivrer un arrêté d’autorisation. En fait, il s’agit  surtout d’autoriser l’utilisation de sources lumineuses dans le cadre d’une opération de grande envergure.

 Le comptage ne se limite pas aux grands cervidés, on procède à celui des lièvres,des renards , des chevreuils et sur certaines sociétés de chasse au blaireau.

 Si chacun s’accorde à penser que la méthode des comptages peut avoir ses limites (car il n’y a aucun comptage exhaustif) et qu’il existe d’autres indicateurs de la présence du gibier, comme l’évaluation des dégâts, la mortalité, les comptages n’en demeurent pas moins un indicateur référent pour l’étude et l’élaboration des plans de chasse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les pied-de-moutons

Publié le par Nadina

Pied de mouton (3)

Et oui, il s'en trouve encore en cette saison et c'est une occasion pour moi de vous proposer une autre recette.
Mais tout d'abord, qu'est-ce donc que ce pied-de-mouton ?

 

Il appartient à la famille des hydnes  . C'est un champignon très commun dans toute la France et il se trouve dans les forêts de feuillus, châtaigniers, chênes .

L'automne le voit principalement sortir, surtout octobre et novembre mais nous sommes en hiver, en janvier et j'en trouve encore.

Son chapeau est tout bosselé avec une marge enroulée . Vous vous rappelez ce qu'est la marge ?? c'est le pourtour du chapeau.

Pied de mouton

 

Sa couleur va du crème au blanc-jaune et roussit avec l'âge! Le pied est déformé , court et très gros.

A cette période où les feuilles sont toutes tombées, il suffit d'un regard sur un petit bout de chapeau pour en trouver un et ensuite, il faut regarder autour car il n 'est jamais seul .

En effet, il se cache sous les feuilles ou sous de la mousse  mais sa couleur le trahit bien souvent .

Les vers ne l'attaquent jamais et sa chair est craquante.

Certains ne l'aiment pas car il peut développer un goût quelque peu amer. Pour ma part, je ne lui en ai jamais trouvé mais ....

Il est très facile à reconnaître , en partie par ses aiguillons qu'il possède sous son chapeau.

 

Pied de mouton (8)

 

Pied de mouton (9)

 

A demain donc pour une la recette d'une cassole de pied-de-mouton!

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Le Domaine de la Porte à Agonac et ses noix et châtaignes

Publié le par Nadina

DSCN8026

 

Et oui, ici, les noix sont encore ramasssées car la pluie étant tombée tardivement, les terrains très glissants n'ont pas permis à la machine de ramasser les noix .

Je précise que c'est tout de même la fin .  

Aujourd'hui, je vous emmène visiter le Domaine de la Porte, vaste domaine que Thierry et Sandrine ont acheté il y a quelques années . Tout tombait en ruine, les noyeraies et châtaigneraies étaient envahies par les herbes et les ronces .

 

A force de courage et patience, ils ont défriché , nivelé, taillé et en parallèle, restauré une partie de la maison pour la rendre habitable .

DSCN8033


Il faut voir le travail déjà fait et ce labeur commence à payer et ce n'est pas fini . Les noix et les châtaignes sont là !!!

Les noyeraies de ce domaine se trouvent réparties sur 2 parcelles . Au total, 11 ha sont travaillés en bio et 20 en traditionnel .

DSCN8009

 

 

Vient ensuite la châtaignerie sur 7 ha, en traditionnel. C'est une 1ère année pour les châtaignes . Donc la production n'est pas encore connue puisque toutes les châtaignes ne sont pas encore ramassées. Toutefois, je peux vous préciser que c'est la variété Marigoule qui est travaillée, variété énorme et sans vers.

 

Les noix - 28 nov (27)

Les noyers à gauche et les châtaigniers à droite

 

Donc, revenons à nos noix .
En principe, c'est 1 tonne à l'hectare qui est ramassé . Mais cette année, le climat en a décidé autrement  et ses aléas ont fait que les noix sont plus légères mais excellentes . Ce qui amène à un rendement de 700kg au lieu de  1 tonne !

DSCN8019

Au Domaine, plusieurs variétés de noix sont proposées et à des usages divers:

- tout d'abord, la Franquette : noix de bouche et dite variété 'noble'

- La Lara: récoltée surtout en noix fraîche. C'est une noix très grosse et cette année, aucune n'a été ramassée : elles ont gelé !

- La Corne : Noix de bouche également mais prinicpalement ramassée pour en faire de l'huile de noix. Sa coquille très dure ne  permet pas d'extraire un cerneau entier.  

- La Parisienne: travaillée en petite quantité et pour l'instant,  réservée à l'usage familial.


La fertilisation du travail en bio est apportée par du crin de cheval et du compost de fumier de lapin.


Mais comment se fait cette récolte  ? Sandrine et Thierry ont investi dans une machine pour ramasser les noix.

Les noix - 28 nov (12) Les noix - 28 nov (14)

A l'avant de la machine, en fait sous le siège où est assis Thierry, se trouve une grande 'balayette' qui aspire les noix et ... les feuilles.

Un tapis roulant amène ensuite la récolte vers l'arrière de la machine et la fait tomber dans le bac orange.

Les-noix---28-nov--15-.JPG

Ce bac plein, Thierry va le vider jusqu'à sa remorque. 

Les noix - 28 nov (16) Les noix - 28 nov (21)

Vient ensuite le retour au Domaine où les noix vont subir un autre traitement : nettoyage et séchage.

DSCN8005

Voici une partie de la chaîne .
Les noix sont tout d'abord versées sur un tapis roulant qui va les amener jusqu'à ce bac jaune où elles sont lavées à l'eau, ce qui permet d'enlever tout simplement les feuilles collées et la terre. 

DSCN7997

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DSCN7999 Elles égouttent

DSCN8001

Puis ensuite l'étape du séchage.

Ce tapis roulant dépose les noix dans des fours.

DSCN8006  DSCN8002

Ces  fours, fonctionnant au gaz, sont ouverts dans leurs parties supérieures. Les trappe sur le devant, permettent la récupération des noix une fois sèches .
Le taux d'hygrométrie étant élevé cette année, il a fallu une semaine pour faire sécher les noix alors qu'en temps normal, 48 suffisent .

Les noix sont ensuite entreposées dans des sacs.

DSCN7995 DSCN7994

 

Et elles partiront vers leurs destinations...

«Rien n'est perdu 

 
dans la Noix du Périgord

sauf le bruit qu'elle fait

en se cassant»
DSCN8017


Dans un prochain article, nous retrouverons Sandrine, dans la transformation des noix et son projet de chambre d'hotes dans la noyeraie.

Merci à eux de m'avoir reçu si gentiment et d'avoir pris le temps de me donner ces explications.

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La chasse en Dordogne

Publié le par Nadina

Je suppose que je ne vais pas me faire que des amis avec cet article mais la chasse ici est une nécessité. Je ne vous parlerai que du gros gibier.

 

Sanglier.jpg

 

Ho oui, j'en ai vu des personnes, dites écolos (mais qui prennent leur voiture pour faire 50m .... ) qui ralent après des chasseurs mais qui sont aussi les premières à appeler la fédération de chasse parce que des sangliers rentrent dans leurs propriétés et saccagent tout. On dit ici que les terrains sont détournés !

Et que dire des chevreuils qui mangent l'écorce des jeunes arbres . Ceux-ci continuent à pousser un peu et au bout d'un moment, sans la protection de leur écorce, se cassent et tombent ! Il en est de même pour les cervidés .

Une population de cervidés augmentent de 30% tous les ans !
Certains propriétaires donnent un droit de chasse sur leurs terres, c'est-à-dire que les chasseurs peuvent accéder au terrain et peuvent y tuer du gibier. Ces personnes sont bien entendu 'dédommagées'  en morceaux de gibier .

La fédération de chasse paie aussi le matériel mis en place par les chasseurs, afin de protéger ces propriétés des dégats occasionnés par le gibier.

Si ces propriétaires ne font pas cette demande de cloture auprès de la fédération, ils ne peuvent ensuite demander des dédommagements causés par les animaux. Car, même avec une cloture de plusieurs fils, voire électriques, le gibier passe .

 

Combien d'animaux peuvent être abattus??

 Et bien, en été, a lieu le comptage. Il ne peut être juste car le gibier bouge beaucoup.A la nuit tombée, les chasseurs arpentent les forêts. Il faut bien évidemment connaître les espèces . Ce comptage sert à répertorier aussi le nombre de mâles et de femelles .

 

Avec ces éléments, l'office national de chasse impose un certain nombre de bracelets par catégories à chaque association de chasse. Une association de chasse est constituée par commune . Ce nombre de bracelets est égal au nombre de bêtes devant être abattues, par espèces .

Si ce n'est pas le cas, l'association a un rappel de la fédération, qui, elle reçoit les doléances des propriétaires ayant eu de dégats dûs au gibier . Il faut aussi savoir que ce sont les associations de chasse qui paie les indemnités demandées par les victimes de dégats.

 Les sangliers s'en sont pris au stade annexe de Firmin-Daudou à deux reprises. mairie de trélissac

Voici un exemple de terrain retourné par les sangliers . Il s'agit d'un des terrains de football de Périgueux .Il se trouve aux portes de la ville mais  pourtant, est régulièrement visité par des hordes de sangliers, à la recherche probablement de vers.

 

  Les dates d’ouverture et de fermeture de la chasse pour chaque espèce, sont fixées chaque année par le préfet après consultation du Conseil Départemental de la Chasse et de la Faune Sauvage. 

 

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Le brâme

Publié le par Nadina

Que dire de cette chose si particulière ? Si l'on ne l'a pas entendu, il est difficile de comparer ce cri !

C'est la période des amours!

 

Chasse du 14 octobre 2012 (11) 

 

De mi-septembre à mi-octobre, le cerf va essayer de s'accoupler avec un maximum de femelles. Au crépuscule et à l'aurore, il va brâmer, ce cri rauque venu du fond de ses entrailles. Ce brâme lui sert à marquer son territoire et a attiré les femelles pour assurer sa reproduction.

Le femelle, quant à elle, choisit son mâle aussi en fonction de la qualité de son brâme .

La femelle , une fois saillie, porte son petit 7 mois 1/2 et le mettra donc au monde au printemps.

Les bonne mères allaitent encore leur petit de l'année au moment du brâme et  se font pourtant saillir !

Les mâles, eux, s'urinent continuellement dessus pendant cette période et le poil du poitrail en devient noir  et je vous passe l'odeur ....Pour l'avoir senti , je peux vous assurer que c'est du 'musqué' ou du 'sauvage' !!!!

Pendant toute cette période, le cerf a fort à faire car il lui faut , non seulement s'accoupler, mais aussi continuer à regrouper des biches et décourager les éventuels prétendants, le plus souvent des jeunes. C'est la raison pour laquelle ils ne mangent pratiquement plus pendant un mois  et doivent se refaire une santé ensuite . Ils peuvent perdre jusqu'à 20 kg ! Lui, peut procréer un mois tandis que la femelle a une période de fécondité très courte, une journée.

Les combats parfois ne peuvent être évités. les bois s'entrechoquent et du fond des bois, résonnent les bruits de ce combat.En principe, ce combat n'est pas mortel mais il arrive que les andouillers (les bois) s'entrecroisent et alors, les cerfs ne peuvent s'en défaire et restent accrochés jusqu'à leur mort .

 

Chasse du 14 octobre 2012 (17)  Au revoir

 

http://www.youtube.com/watch?v=n2Qq8xlIej4&feature=relmfu

 

    Vous pourrez visiter le site suivant dans la rubrique 'lien' :
 

 

 

 

 

 

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Semaine de l'Aveyron : la gentiane

Publié le par Nadina

 

 

 

On trouve principalement la gentiane à l'état sauvage mais vous allez me dire : 'j'en ai vu des bleues ' ! Oui effectivement , la bleue est une variété de gentiane mais cultivée . Sinon, on ne la trouve qu'entre 900 et 2200m , dans les sols calcaires et sa cueillette  est interdite .

 Sur les plateaux de l'Aubrac, elle est présente partout !! J'en ai vu des champs entiers  sur les alpages .Randonnée 11km de Combebelières à Bonnefond (2)Elles commencent juste à fleurir fin mai .

Seuls ceux ayant payés un droit de récolte peuvent extraire et ramasser les racines de gentiane . Ces racines mesurent en règle générale 1m de long et ces travailleurs en sortent entre 100 et 200 kg par jour  ce qui représentent  plusieurs centaines de pieds.  La plante pousse très lentement ! on peut donc imaginer la diminution importante qu'apporte ces récoltes, d'autant plus que la gentiane pousse très lentement et que bien souvent elle est arrachée avant sa 1ère floraison .

 

Randonnée 11km de Combebelières à Bonnefond (3)

 

 C'est pourtant de la racine  de cette plante qu'on tire  des potions médicinales et ce depuis la nuit des temps. Elle a entre autre des vertus digestives, apéritives et toniques et c'était l'un des meilleurs fébrifuges  connus ( qui a la propriété de faire baisser la fièvre), jusqu'à l'apparition de la quinine .

Elle est aussi utilisée en phytotérapie, en usage externe .

 

 

Donc, comme beaucoup de plantes, elle a d'excellentes vertus mais il faut aimer ce côté amer qu'elle apporte !!

 

 

 

 

Qui n'a pas bu de Salers, de Picon , de Suze ou de Dubonnet !!!!

 

   Randonnée 11km de Combebelières à Bonnefond (5)

 

Alors pour moi, qui suis originaire de Lorraine ce sera un Picon Bière avec un peu de citron !!!! mais attention un seul !!!

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Les couleurs de nos régions ....

Publié le par Nadina

 

 Avez-vous pris le temps de regarder les couleurs, la luminosité que Dame Nature nous donne chaque jour .
Voici quelques photos de nos beaux levers ou couchers de soleil  ici en Dordogne, quelques minutes avant l'orage  mais je suis sûre qu'il y en a de tout aussi jolis partout !!!

 

 

 

 

 

 

Lever de soleilLever de soleil à St Julien le 27 sept (6)

 

 

 

  

 

DSCN9554.JPG Peu de temps avant un oragesoir-d-orage.jpg

 

 

 

 

21 novembre -17h

 

 

 Les couchers de soleil, pris à des heures différentes mais surtout à des saisons différentes et toute une palette se décline en couleurs magiques ....

 

Coucher de soleil le 19 sep (2)

 

  

DSCN5566

 

 

12 juillet -21h45

 

 

 

BON DIMANCHE

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La vie renaît ....

Publié le par Nadina

Aujourd'hui, dimanche, c'est jour de repos !!

 

Alors simplement des petites photos de mes fleurs qui revivent après cet hiver court mais rigoureux que nous avons eu .
Ici, en Dordogne , le thermomètre est quand même descendu à - 17° . Malgré quelques pertes, des jeunes pousses ressortent et je me dis que la vie a un sens même pour ces plantes. Malgré le froid, les douleurs, cet  instinct les pousse de  l'avant  . Pour perpétrer leur espèce, elles doivent survivre et avec un effort surhumain , voici ce que ça donne :

 

DSCN9171

Des hostas

 

DSCN9162

 

 

 

Quelques racines de muguet prises avant le déménagement et que je croyais perdues !

 

Il n'est pas sûr que les fleurs soient là au 1er mai mais ....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN9161

 

 

 

 

 

 

Même les petites plantes grasses s'y mettent !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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et les géraniums aussi !

 

 

 

DSCN9165

et les superbes fleurs de mon mirabellier  !

 

Je vous souhaite à tous un excellent dimanche !!!!

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Les grues, ces oiseaux migrateurs que nous suivons avec bonheur au dessus de nos têtes

Publié le par Nadina

 

 

Vous êtes-vous déjà demandé où les oiseaux  de votre région passaient  l'hiver ou l'été

 

 

J'évoquerais les grues car nous sommes dans un couloir  de passage et autant sur leur départ que sur leur retour, nous en avons vu passées des centaines.carte1.gif

 

 

 

Les grues sont des oiseaux  de zones humides, d'eau douce ouverte mais certaines espèces peuvent vivre dans des tourbières ou marais ouverts sur des prairies.Les femelles pondent en général 2 oeufs et l'incubation dure de 29 à 32 jours. Les petits effectuent leur 1er vol à 65/75 jours.

 

Chaque année, à l'automne, après l'élevage des jeunes, en août et septembre, des dizaines de millions d’oiseaux migrateurs quittent leurs lieux de reproduction (l'île d'Öland) , suivent ensuite la côte de la Baltique, et entament un long vol vers leurs zones d’hivernage, parfois situées à plusieurs milliers de kilomètres.Certaines restent en France , notamment dans les Landes mais beaucoup descendent en Espagne ou en Afrique.

 

Vol-de-grues-le-20-nov--3-.JPG

 

Une première vague part fin octobre, suivi  de la vague principale en décembre. Leur but est de fuir ces espaces devenus infertiles pour eux de par le froid   et qui les empêchent de trouver leur nourriture .

Les grues sont omnivores.Elles se nourrissent d'une grande variété de plantes tubercules, céréales, petits vertébrés (souris et les serpents) et les invertébrés comme les insectes ou les vers.

 

En fonction des courants et des vents, leur vitesse varie entre 40 et 70 km/h.

 

 

Celles-ci sont passées le 20 novembre au dessus de chez nous à Agonac.

 

 

 

Ils effectueront le voyage en sens inverse au printemps.  Durant ce  trajet, différentes barrières naturelles hostiles (mers, montagnes, déserts) leur font obstacle  et ils doivent subir des conditions météorologiques parfois difficiles, s’accommoder des vents qui peuvent fausser leur orientation .Ils doivent donc ensuite retrouver leur chemin.

 

Chasse-et-grues--du-26-fevrier--44-.JPGIls ont aussi besoin de  s'arrêter pour se nourrir et reconstituer leurs réserves de graisse.

 

 

 

Et ce retour au dessus de Vaunac aura été fabuleux pour nous. Des centaines et des centaines de grues sont passées au dessus de nos têtes ce 26 février 2012.

 

 

 



On oppose au terme migrateur celui de sédentaire. Un oiseau sédentaire est un oiseau qui demeure toute l’année sur un même territoire, où il se reproduit et passe la mauvaise saison.

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