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Articles avec #histoire tag

L'abri Raymonden de Chancelade ou la femme de Raymonden

Publié le par Nadina

Chancelade fut appelée autrefois Beauronne de Chancelade, puis en 1793, Chanselade et enfin rectifiée en son nom actuel en 1801.

Chancelade est un site préhistorique encore peu connu. C'est pourtant en 1788 qu'un squelette fossile humain ,un Homo Sapiens, fut découvert dans la grotte de Raymonden.
  

Abri-de-Raymonden.jpg

 

  Ce fut ' l'homme de Chancelade '. Près de lui, des restes de l'époque magadaléenne ont été retrouvés.

Cet homme avait entre 55 et 65 ans à sa mort et avait le squelette d'un homme anatomiquement moderne. L'homme de Cro-magnon le différenciait par la forme de son crâne.

Sa position, fortement courbée, foetale, et sur le côté gauche était recouvert d'ocre et laisse supposer que cet ensevelissement était préparé , à la façon des Bochimans ( chasseurs et cueilleurs d'Afrique Australe) .

 L'analyse de son squelette l'a fait comparer à un esquimau de l'est , théorie très contreversée en 1925.

En 1988, à Chancelade, d'autres comparaisons ont été effectuées et il s'est avéré que cet homme s'apparentait à un groupe oriental, répandu en Europe centrale.

Le squelette est actuellement conservé à Périgueux .

File:Chancelade grotte Reymonden.JPG

 

Suite à un contact du Musée d'Art et Archéologie du Périgord, j'apporte une nouvelle information . De nouvelles analyses laissent penser aux scientifiques que ce squelette serait en fait une femme !   5 décembre 2016

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L'épuration ou les femmes tondues en Dordogne - 1944

Publié le par Nadina

A partir de mars 1944, la Dordogne va subir les affres des divisions allemandes, notamment la ' Brehmer' et la ' Das Reich', division SS de sinistre mémoire  . Elles traquaient les résistants, les maquisards et les Juifs  mais cette dernière a marqué l'histoire pas son passage à Tulle et à Oradour sur Glane.
Tant de haine et tant de tensions se sont libérées à la fin du mois d'août , ce qui a eu pour résultat des délations parfois totalement injustifiées. 

Les actions épuratoires  de 1944 en Dordogne ont été particulièrement sévères .Ces femmes, ces jeunes filles, par insouciance , inconscience ont commis l'irréparable . Elles ont franchi  des interdits, elles ont couché avec l'ennemi, soit par amour, soit par profit.

L'adultère avec l'ennemi !!

 Il a été reconnu que,  pour la plupart, le mari était prisonnier et il n'en fallait pas moins au voisinage pour 'surveiller ' . Mais  beaucoup étaient aussi prostituées !

Femmes tondues sur les marches du tribunal de Bergerac - Photo Bondier

Femmes tondues sur les marches du tribunal de Bergerac - Photo Bondier

Elles sont amenés sur la place publique, bien souvent sur les marches d'un tribunal, comme ici à Bergerac . L'impact était tel que cette punition publique se devait d'être devant un tribunal . C'était rendre justice  que de les tondre et d'appliquer une croix gammée sur leur front.
On les y amenait à moitié dénudée et la foule jubilait, en les insultant, en riant de leur déboire . C'était hystérique !! et c'était une fête !

Ces épurations sauvages ont été le fait pour la plupart de chefs de maquis locaux. C'étaient donc une épuration réfléchie et programmée et l'appel à délation était  sollicitée!

 

Entre 1943 et 1946 , 20 000 femmes furent tondues mais seulement  la moitié furent accusées de 'collaboration horizontale'. On ne cherchait plus la vérité et  morale et politique étaient mélangées. Elles se trouvaient dans une situation de soumission sans comprendre ce qu'il leur arrivait .

Cérémonial avilissant… sans parler de toutes celles qui furent "Tondues" pour des crimes qu’elles n’avaient pas commis, sur dénonciation, “pour l’exemple”…

 

Des hommes aussi subirent le même sort, non pas pour des raisons sexuelles comme les femmes mais pour manque de courage ou de virilité, collaboration ou encore pour travail volontaire pour les Allemands. 

A Bergerac, c'était la "coupe 44" !!

 Sept départements au moins connurent ces hommes tondus .

 

La "TONDUE " est plus coupable de ne pas avoir souffert que d'être réellement complice des violences de l'occupant .

Après des épurations sauvages, furent instaurées des cours de justice. dans un document du 23 mars 1944, le Conseil National de la Résistance définit les statuts des Comités Départemenataux de Libération. Il y est dit notamment dans l'articel 5 que des mesures immédiates d'épuration et neutralisation des traitres seront mises en place pour faciliter la tâche des pouvoirs publics .

Un tribunal militaire (27 octobre 1944) puis une cour de justice le 6 novembre 1944 seront mises en place à Périgueux .

 

Le nord de la Dordogne a accueilli les principaux camps de détention de prisonniers soumis à l'épuration :

- le 35è RAD ( Régiment d'Artillerie Divisionnaire ) à Périgueux,

- la maison d'arrêt de Beleyme.

Le maire de Périgueux, Louis Feyfant et le préfet , Maxime Roux ne s'entendent pas quant aux conditions d'emprisonnement des détenus, tant et si bien que le maire dégage toute responsabilité et met le préfet au pied du mur au cours de l'été 1944 en le menaçant de démissionner .


Quant au sud, il a  abrité les camps de Mauzac ( Nord et Sud ). Ces derniers ont enregistré le 18 mai 1946 1740 détenus. Du 1er novembre 1940 au 2 mai 1945, le camp nord a le statut de prison militaire puis de centre pénitentiaire. Du 22 octobre 1947 au 15 février 1951, seules des femmes ont été enregistrées dans le camp sud  .Aujourd'hui, c'est un centre de détention pour détenus en fin de peine.

 

Le 15 février 1951, le camp Sud est entièrement vidé : les 334 dernières détenues « politiques » encore présentes à Mauzac sont transférées à la maison centrale de Rennes, entraînant ainsi la fermeture définitive de la prison pour femmes de Mauzac.

 

Photo Bondier

Photo Bondier

Plus de soixante après, parler d'Épuration reste encore sensible  

 

 

Et le poème bien connu de Paul Eluard,   Au Rendez-vous allemand, porte précisément en exergue la phrase :

"En ce temps-là, pour ne pas châtier les coupables, on maltraitait les filles. On alla même jusqu'à les tondre".

 

Source : http://www.coeurssansfrontieres.com - http://liberation.3945.free.fr

 

 

 

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La prison militaire de Nontron de 1940 à 1946

Publié le par Nadina

La prison militaire de Nontron - Collection Lapouge
La prison militaire de Nontron - Collection Lapouge

Aujourd'hui, en allant chercher vos enfants au 32, Boulevard Gambetta à Nontron, dites-vous que ces murs ont abrité bon nombre de prisonniers.

En effet, la prison de Nontron a été construite en 1855. Elle sera maison d'arrêt jusqu'en 1926.

Le 3 septembre 1939, c'est la mobilisation générale et qui dit guerre, dit prisonnier .

L'exode pénitentiaire est assez méconnu.

Périgueux, siège de la 12è région militaire dispose d'un tribunal militaire et les prévenus devant être jugés attendent dorénavant dans la prison de Nontron car celle-ci est devenue le siège de la prison militaire de Paris ( auparavant basée dans les Basses Pyrénées jusqu'au 6 novembre 1940) .

Elle restera prison militaire d'octobre 1940 à mars 1946 , pouvant accueillir 149 personnes, soit le chef d'établissement, un aide comptable, un greffier, 10 surveillants, 3 gardes de police, 14 surveillants auxiliaires et 119 détenus .

Ceux-ci sont principalement des détenus politiques, militaires insoumis ou réfractaires et des des droits communs.

36 détenus politiques ont été libérés le 10 juin 1944 , après une délibération et une négociation de 2 jours menée par Raymond Boucharel, chef de maquis AS auprès du Capitaine Pointeau, chef d'établissement .Ils laissèrent la place à des prisonniers allemands qui y restèrent du 2 août au 4 septembre .

Il y eut 3 prisons de ce genre en Dordogne : Mauzac, Bergerac et Nontron.

Pour ceux que ça intéresse, vous trouverez un article très intéressant écrit par Michel Bloch ( détenu politique ) qui relate sa vie en prison de 39 à 45, et notamment à la prison de Nontron :

http://www.laurentbloch.org/MySpip3/spip.php?article36.
Il se posait la question de savoir pourquoi certains détenus , tous communistes , n'étaient pas déportés ou exécutés . Probablement pour être des monnaies d'échange car certains d'entre eux sont devenus des membres importants, tels Léon Blum, Edouard Heriot ou encore Yves Peron , devenu député de la Dordogne.

En voici un autre, toujours sur Colette et Michel Bloch ( elle devint son épouse le 12 septembre 1945) :

http://www.vrid-memorial.com/afficher/rubrique/5/deportation/article/124/Michel-et-Colette-BLOCH.html

Un autre personnage y a séjourné : Léon Moussinac, ami d’Aragon . Il y arrivera le 28 octobre 1940 et y restera jusqu'à son jugement le 5 mai 1941.

Voici son récit sur : http://arkheia-revue.org/Leon-Moussinac-ami-d-Aragon.html .

Yves Peron adressa une lettre au chef d'établissement le 12 février 1944 dans laquelle il relate les relations entre communistes et trotskistes au sein de la prison :

http://prisons-cherche-midi-mauzac.com/des-hommes/yves-peron-et-les-trotskistes-de-la-prison-militaire-de-nontron-en-1944-15807

Détenus travaillant sur le toit de la prison de Nontron - Collection Alain Guigne

Détenus travaillant sur le toit de la prison de Nontron - Collection Alain Guigne

Photo Jacky Tronel
Photo Jacky Tronel

Cette prison militaire, après avoir failli être transformé en gendarmerie, va finalement donné le jour à une école primaire en 1951.

Photo Jacky Tronel

Photo Jacky Tronel

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Le boisseau

Publié le par Nadina

Sous les Halles de Monpazier
Sous les Halles de Monpazier

Autrefois, on pesait peu de choses, par contre, on mesurait.

Et on mesurait avec quoi .... le creux de la main .

En effet, le mot 'boisseau' est dérivé de 'boisse', qui signifie en bas-latin 'bostia' et en gaulois 'bosta' qui veut dire 'le creux de la main !

L'unité de mesure était donc le boisseau qui, cependant, n'a pas la même mesure, que l'on soit à Paris ou à Bordeaux .

Cette mesure était couramment utilisée pour les pommes de terre, les noix, le sel et même le charbon mais le plus souvent pour les grains .

Pour les matières sèches , le boisseau de Paris mesurait environ 16 litrons, soit 13 litres

mais celui de Bordeaux était nettement supérieur puisqu'il mesurait 78.808 litres exactement

et celui de Saint Brieuc, 33.86 litres.

Pour les mesures liquides, le boisseau équivalait à 13.010 litres mais en Bourgogne , il arrivait à 20.920 litres.

L’étalonnage des différents boisseaux était fait par rapport à la livre, unité de poids . Les années se suivant mais ne se ressemblant pas, les grains pouvaient être secs ou humides et cela n'était pas pris en compte et d'une année à l'autre la contenance pouvait donc varier.

Il existait deux façons de remplir la mesure:

- Le boisseau était rempli à ras bord: c'était la mesure rase,

- ou il était tassé et recomplété par un cône de grains. C'était alors une mesure comble.

La réunion de plusieurs boisseaux formait ensuite une série d'autres mesures comme le setier, le muid.

Le minot valait 3 boisseaux et la mine 6, le sétier 12 .

Le muid, lui correspondait à 12 sétiers de 12 boisseaux, soit 144 boisseaux

Selon ces mesures, chaque muid contient 12 setiers, ou 24 mines, ou 48 minots, ou 144 boisseaux. Mais ce ratio, qui est exact pour Paris et pour les mesures de chaux, blé, orge, fèves, lentilles et autres similaires, ne vaut pas pour certaines denrées. Ainsi le minot d'avoine contient 6 boisseaux (soit 288 boisseaux par muid), et celui de sel en contient 4 (soit 192 boisseaux par muid). Le muid de plâtre ne contient que 72 boisseaux (cette denrée se mesure en "sacs", avec 36 sacs de 2 boisseaux chacun par muid).

Le boisseau peut aussi se diviser en demi, quart et demi-quart .

Le Seigneur exerçait son droit, dit de minage ou écuellée sur les mesures des grains et du vin notamment, denrées vendues aux marchés . Suspendu par Turgot en 1775, ce droit n'avait pas toutefois disparu complètement pendant la Révolution .

Source : http://olivier.rocher.free.fr - http://www.templiers.net - http://www.genefourneau.com/mesures.html - http://racineshistoire.free.fr/

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Le Périgord et la Dordogne

Publié le par Nadina

blason   

Le département de la Dordogne est né il y a 200 ans .

 

Vous devez vous douter d'où vient son nom ! Et bien, c'est de la rivière Dordogne qui le traverse d'est en ouest.
    valleedordogne.jpg

La Dordogne, quant à elle, du nom de la rivière vient de Dore et Dogne, les deux ruisseaux qui la composent.


L'ancien Périgord,une partie de l'Agenais, une partie du Limousin et de l'Angoumois ont formé la Dordogne actuelle.



En superficie, nous trouverons respectivement:

- ancien Périgord : 786 048 ha

- Agenais : 99 250 ha

- Limousin : 25 858 ha

- Angoumois : 30250 ha

 


L'appellation Périgord remonte en fait à la révolution. Ce nom de Périgord vient du nom du peuple gaulois qui l'occupait : les Petrocorii.

C'est ce peuple de guerriers qui a construit  Vesunna (Périgueux) , capitale construit autour d'un sanctuaire.

 

La Dordogne, c'est aussi 4 baronnies. Les quatre barons de Mareuil, Bourdeilles, Beynac et Biron sont opposés au comte du Périgord . 

Elles sont mises en place au Xè siècle et il est dit que l'explication du chiffre 4 est qu'il ne fallait que 4 barons pour tenir le dais lors de la venue d'un évêque, archevêque ou prince .

 

 

 

4baronnies

 

Le Comte Charles le chauve avait organisé le Périgord en comté héréditaire. Il voulait ainsi décentraliser le pouvoir, surtout face aux invasions. Le Périgord était ainsi protégé des normands certes mais se retrouvait entre les rivalités des partisans d'Aliénor d'Aquitaine et ceux du roi de France.  En effet, les seigneurs périgourdins assujettis par les lois féodales étaient liés au nouvel époux d'Aliénor, roi d'Angleterre.

Mais les propriétés du comte ne représentaient que peu et face aux 4 barons, ne pesaient pas lourd!

Les barons, quant à eux, se tiraillaient en permanence et étaient en guerre perpétuelle. 

 

Le Périgord, lui, est une région polychrome puisque nous y retrouvons le Périgord vert, dans le nord, le Périgord pourpre sur Bergerac, le Périgord noir sur Sarlat et le Périgord blanc sur Périgueux. Rien ne saurait nous enlever ces couleurs .

Les-4-couleurs-du-Perigord.jpg

Photo Wikipédia

 

 

Alors pourquoi ces couleurs ??

- Le Vert d'abord  pour ses forêts de chênes et feuillus. Il est très vert car effectivement en ' verdure ' et assez vallonné, 

- le Pourpre pour ses vins; celui-ci est plus plat et sa terre n'est que de la 'caillasse',

- le Blanc, pour ses terres crayeuses; il suit aussi le trajet de la rivière, l'Isle sur Périgueux  et la Dordogne ensuite,

- le Noir pour ses forêts très denses de chênes,; il est aussi connu pour ses grottes et cette belle couleur de pierre que nous retrouvons sur beaucoup de maison sur le sarladais. 

 

Un article du Sud  ouest  du 4 février 2013 évoque la suppression des 4 couleurs , décidée par les professionnels du tourisme:

http://www.sudouest.fr/2013/02/04/l-adieu-aux-couleurs-955693-1733.php

 

Sources : Livres de tourisme - Wikipédia

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Origine de la Poule au Pot

Publié le par Nadina

King_Henry_IV_of_France.jpg   

Photo Wikipedia

 

 

Vous allez me dire que je dévie puisque la poule au pot vient d'Henri IV et comme sait, notre bon roi était béarnais  !! mais non !

  En Périgord, nous cuisinons notre poule au pot mais avec une farce noire , recette que je donnerais la prochaine fois. En attendant, j'ai recherché l'origine de cette recette.

J'ai trouvé trois explications; les voici :

La 1ère :

Henri IV est donc né à Pau en 1553 et sa mère, lui donnait bien souvent du poulet rôti au four . Ce qui l' a bien plus marqué est le nettoyage du four qu'il devait assumer ensuite!

En la mettant dans un 'pot' pour la cuire, il évitait ce nettoyage hebdomadaire! 

La 2ème :

C'était un parpaillot, autrement dit un protestant ! Et sa belle mère, Catherine de Médecis, mère de son épouse Marguerite de Valois, la Reine Margot, était catholique. Elle espérait convertir son gendre et pensait qu'ainsi, tous les autres protestants suivraient mais notre bon Henri IV résistait et avait la tête dure !

C'est ainsi qu'un soir, tristement célèbre, les catholiques s'en prirent aux protestants .

Henri IV, dérangé par ce vacarme, alors qu'il était en train de plumer sa poule pour le dimanche, la laissa tomber dans son faitout d'eau bouillante.

De sa fenêtre et au vu de cette tuerie, il court au Louvre et crie:

" Merde ! Y nous font chier ces catholiques . Y'a pas moyen d'bouffer tranquille"

En ce jour du 24 août 1572, la poule au pot est née !

Il aurait imposé à tous les français d' avoir une poule au pot sur leur table le dimanche. Et il s'invitait, déguisé pour vérifier!

Il en déduisait que ceux qui n'avaient pas de poule au pot sur leur table étaient catholiques et alors, il se mettait dans une colère épouvantable !

 

Il existe une 3è  version :

Le royaume de France sortait de plusieurs décennies de guerre religieuse et le peuple crevait de faim.

Henri IV demande donc à Olivier de Serres, agronome , de proposer des solutions pour remonter l'économie agricole. C'est son ministre Sully qui fait appliquer ses  principes.

Tout le monde connait sa formule alors employée :"Labourage et patûrage sont les deux mamelles de la France ".

 

Henri IV dira :" Je veux que chaque laboureur de mon royaume puisse mettre la poule au pot le dimanche . "

Un laboureur, à cette époque , était un métayer.

Assassiné par Ravaillac en 1610, Henri IV le pacificateur reste l’une des figures les plus populaires de l’Histoire.

 

Sources : Wikipédia - http://vtt.antran.free.fr/09/availles6dec09/poule.pdf -  http://agriculture.gouv.fr/la-poule-au-pot-d-henri-iv-1553

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Périgueux et le Puy Saint Front

Publié le par Nadina

        Puy-Saint-Front----Photo-Vent-d-Ouest--Ph.-Dufour.jpg

Puy Saint Front   - Photo Philippe DUFOUR ' Vent d'Ouest' 

 

Au XIVè siècle, Périgueux était une ville double:

Perigueux--La-cite-et-le-Puy.jpg 

Source  Ruedelachouette - "Le vray pourtraict de la ville de Périgueux" -La cité à gauche et le Puy à droite

    Perigueux-ville-double--source-Persee-.jpg 

Source Persée 

 

- d'une part, la Cité, groupée autour de la Cathédrale St Etienne ( héritière de la ville gallo-romaine ). L'aristocratie y vivait ainsi
  que l'évêque et les chevaliers . Cette cité occupe actuellement l'emplacement de l'ancienne Vésonne. A gauche sur les cartes

   
- d'autre part, le Bourg sur la colline qui s'étalait autour du moûtier St Front ( au Vè siècle) bâti par l'évêque Frotarius. Les petites gens, attirées par la protection de l'abbaye, y vivaient. Un moûtier est un monastère, du latin monisterium. Effectivement, Saint Front  fut église puis abbaye avant de devenir cathédrale.

Ces deux 'clans' furent en lutte permanente jusqu'en 1204, date où les marchands de St Front rendirent hommage au Capétien Philippe-Auguste, vainqueur du roi d'Angleterre.

La Cité a dû céder et le Traité d'Union du 16 septembre 1240 leur donne une administration commune .

La royauté appuie la bourgeoisie marchande, au mépris de la puissance contale favorable aux anglais.

C'est d'ailleurs au Puy St Front que l'on retrouve le plus d'archives. Quant aux habitants de la Cité, ils étaient pratiquement tous méconnus ( actes inexistants ). Seuls ceux qui s'occupaient des charges consulaires sont à peu près connus .

A l'époque, ils occupaient à peu près 5ha , se protégeaient derrière des remparts. Quatre portes (dont La Boucherie et du Bourreau ) en permettaient l'accès .En 1365, la puissance fiscale  est estimée à 125 feux ,

et tout ça contre 17 ha au Puy St Front et 12 portes ( Plantier, Limogeanne, Taillefer, Desfarges,La Boucherie, L'Aubergerie, Rue Neuve, L'Arsault, Du Pont, De Barbacane, Grande Aiguillerie et St Front) ,. Je n'ai pas la quasi certitude pour cette dernière porte malgré mes recherches . 

 

 

et entre ces deux mondes, pas grand chose. Un  paysage, ni urbain, ni rural !

Beaucoup de couvents s'y étaient installés. Les Jacobins étaient entre la Cité et la porte de Taillefer. De cette porte, un chemin amenait au couvent des Cordeliers et celui des soeurs de Ste Claire.

 

Partant de St Front, des rues telles celles de l'Aubergerie, Farges, Taillefer, de l'Aiguillerie, Limogeanne ou PLantiers sont appelées ' gachas' au XIVè.

Au nord, on trouve de riches habitations en pierre datant du XVIIè.

Aujourdh'ui, seule la Tour Mataguerre subsiste des 28 tours ceinturant le Puy St Front .

 

Sources : Persée et Gallica 

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Charles Mangold, résistant alsacien périgourdin ....

Publié le par Nadina

   

Ceci fait un peu suite au dernier article : la Dordogne et l'Alsace en 1939.

Charles Mangold  est né le 22 août 1891 à Ostawald au sud de Strasbourg.

 C'est un alsacien francophile et à 23 ans, en 1914, il refuse son incorporation dans l'armée allemande . Il fuit et tente et  essaie de s'engager dans l'armée française. Mais c'est impossible pour un allemand  ! Soit, il s'engage alors dans la Légion Etrangère et est envoyé en Algérie avant de rejoindre Verdun .
Pendant cette 1ère guerre mondiale, il est blessé 6 fois .

A la fin de la guerre, il entre au Ministère des Affaires Etrangères.

1939 arrive et comme tous les alsaciens, il est évacué et vers Périgueux puisque fonctionnaire . Il y fonde le Groupe d'Entraide des Réfugiés d'Alsace.

En 1942, il entre dans la Résistance sous le pseudo de Vernois ou Brossard et rejoint le groupe Roland . Il devient le chef du secteur centre de l'AS Dordogne .

Mais il est vite repéré par les nazis et entre dans la clandestinité en 43. 

Il n'a peur de rien et continue son combat et le 5 août 44, devient le chef des FFI. Mais bien peu de temps car il est arrêté par la Gastapo le 7 août 44 à Razac sur l'Isle sur dénonciation!

Amené au 35è RA à Périgueux, il est torturé  et  essaie de se suicider avec des bouts de boîtes de conserve . Ses gardes s'en aperçoivent et le réanime pour .... le sortir et le fusiller devant le mur du Quartier Daumesnil le 12 août .

 

Mais le pire, c'est que Périgueux a été libéré une semaine plus tard ...

Périgueux l'a honoré en donnant son nom à une de ses rues .

 

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La Dordogne et l'Alsace en 1939

Publié le par Nadina

Plaque-mairie-Strasbourg.jpg

 

Il faut trouver le lien entre ces 2 départements effectivement !!

Il est très simple et je vais partir du début .

Imaginez-vous le 1er septembre 1939 : La Pologne vient d'être envahie par les troupes nazies et une déclaration de guerre est faire au chancelier Hitler.
Les affiches pour la mobilisation générale sont collées partout !!

Mais il est une population entre la frontière allemande et la ligne Maginot, sur une bande de 20 kms qui vient de recevoir des ordres d'évacuation, ceci afin de la préserver d'une invasion allemande. Cette décision avait été prise en 1938 mais tenue secrète.

  carte_evacuation-Alsace.jpg

Évacuation de l'Alsace-Moselle en septembre 1939
Carte Matthieu Hilbert, 2005

Coll. L'Ami Hebdo

 

Vous allez me dire : ben oui mais que vient faire la Dordogne dans tout ça ???

Les Haut-Rhinois devaient se rendre dans les départements du Gers, des Landes et du Lot-et-Garonne et les Bas-Rhinois, de la Dordogne, l’Indre et la Haute-Vienne .

Et bien, tous ces départements possédaient de grands espaces, des grands immeubles et de belles fermes !

Et c'est ainsi que notre belle Dordogne est devenue terre d'accueil pour les Strasbourgeois et quelques 19 villages du Grand Ried.

Et le 2 septembre 1939, les réfugiés prirent la route avec seulement 30kg autorisé, laissant leurs maisons, leurs cultures, leurs bêtes et partant pour l'inconnu. Le voyage s'est fait dans de très mauvaises conditions, pour certains dans des wagons à bestiaux ( certains se rappellent " 40 hommes et 8 chevaux" placardés sur ces wagons ), pour d'autres à pied, en vélo ou encore en charrettes!

Il fut cependant difficile pour eux de s'adapter car leur vie en Alsace était relativement cossue et leur arrivée  dans ces habitations pour la plupart en ruines et inhabitables provoqua des émeutes .

La vie en campagne est complétement différente . Les bêtes vivent dehors ici et là-bas, elles sont en étable . La cuisine, non plus , n'est pas la même. une tarte à l'oignon d'un côté pour une soupe de carcasse de l'autre!

Les Alsaciens  parlent un dialecte, et les Périgordins les rapprochent des 'boches '. Et ils furent surnommés les 'yaya' !

La population de Périgueux, alors de 20 000 habitants , se vit presque doublée. Ces hommes et ces femmes, possédaient de l'argent, recevaient des allocations, tout au moins au début, et dépensaient donc dans les commerces périgourdins .

 

L'administration aussi fut ramenée à Périgueux mais faute de bureaux décents, fut répartie dans tout le département .
Thiviers, Brantôme et autres petites villes ont vu fleurir les bureaux de l'administration municipale .

A cette époque, un bébé strasbourgeois naissait par jour à Périgueux . L'hopîtal de Strasbourg était même venu s'implanter à Clairvivre. 

A l'armistice, le 22 juin 1940, les rapatriés eurent le cruel dilemne du retour au pays ou non. 

'L’armistice du 22 juin 1940 est une convention signée entre le représentant du 3è Reich allemand et celui du gouvernement français de Pétain. Elle permettait de mettre fin aux hostilités ouvertes par la déclaration de guerre du 3 septembre 1939 et d'établir les conditions de l'occupation allemande de la France, le sort des personnes capturées, déplacées ou occupées, la neutralisation des forces françaises, et le paiement de compensations économiques à l'Allemagne'.Wikipédia

La ligne de démarcation est le résultat de cette convention séparant ainsi la France en 2, la zone occupée par l'armée allemande et la zone 'libre'. 

Certains rentrèrent à Strasbourg, non convaincus de leur nouvelle vie . Un certain nombre restèrent ( à peu près 20%) et s'implantèrent en Dordogne.

 Pour ceux qui choisirent de rentrer, ils trouvèrent un Strasbourg désertique et pavoisé de drapeaux nazis et les subirent encore 4 ans. Ils durent saluer la croix allemande et c'est à cette époque aussi que naquirent les "malgré-nous", ceux qui furent enrolés de force dans l'armée allemande.  

 Des suites de cet événement historique, qui a profondément marqué les populations des deux villes, naît un protocole, celui des « villes sœurs », signé en 1984 entre les deux cités.

La plaque en début d'article est  visible au 2 de la rue Voltaire à Périgueux.

Je n'ai pu trouver et lire que des passages  mais je pense que ces écrits reflètent vraiment ce qu'il a vécu à cette période : Fernand Klethi, Mon enfance en Alsace annexée.

Je vous donne aussi 2 sites que j'ai trouvé très intéressants :

- Mémoires de  Charles Altorffer : ' Au service des réfugiés alsaciens dans le sud-ouest (1939/1945)':

 http://judaisme.sdv.fr/perso/philosem/altorf

- http://archives.strasbourg.fr/expoEVAC_001011.pdf

 

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Escoire et le salaire de la peur

Publié le par Nadina

Georges Girard, sa soeur et la bonne furent retrouvés morts, tués sauvagement à coups de serpe un beau matin d'octobre 1941, dans le château d'Escoire.

 

Le château d'Escoire

Château d'Escoire

 

Georges Girard était fonctionnaire au ministère des Affaires Etrangères sous le régime de Vichy, poste assez difficile !

Le fils de la maison, Henri, futur Georges Arnaud ( père du Salaire de la Peur) se trouvait dans une autre aile du château et n'aurait rien entendu. Mais il devint bien vite suspect et fut enfermé 19 mois jusqu'à son jugement à Périgueux en mai 1943.

La plaidoierie fougueuse d'un ami de la famille le fit libérer, faute de preuves . Il vend la propriété familiale, qui devint une colonie de vacances  et part en Amérique.
Il revient en 1949 pour publier son livre ' Le salaire de la Peur'. C'est son heure de gloire !

En 1960, il est arrêté pour sympathie avec le FLN, pendant la guerre d'Algérie. Il deviendra ensuite conseiller de Ben Bella.

Une certaine chaîne de télévision, la 2 pour ne pas la citer le prendra comme journaliste.

 

Georges Arnaud - Photo ' Robindeslois'

Il meurt en 1987.

Et personne ne saura jamais ce qui s'est réellement passé ce fameux soir de 1941!!

 

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