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Le comptage au phare du gibier

Publié le par Nadina

Photo de 'La dépêche'

 

 

 

Après quelques déboires suite au passage à une nouvelle version  de mon hébergeur, me revoici !

La période de chasse est bien terminée mais les chasseurs sont toujours de sortie, cette fois sans fusil, ni chiens. Ils préparent la prochaine saison en organisant des comptages de gibiers sur le territoire. 

Le chasseur ne fait pas que prélever le gibier, il est aussi acteur de la sauvegarde des espèces. Hors période de chasse, il s'investit dans le comptage des animaux sauvages pour déterminer les quotas de captures pour la prochaine saison.

Nous l'avons effectué la semaine dernière. Nous étions 4 dans un 4X4, véhicule indispensable. Derrière, deux personnes tiennent un projecteur halogène de 100W voire plus ( nos voitures ne dépassent pas les 55W) et éclairent le bord des bois, des prés ,les lisières...

Ces deux intervenants ont un rôle plus important qu’on ne l’imagine, car il faut avoir « le coup de pinceau régulier » pour bien balayer le terrain et repérer les animaux !

Dans la pénombre, les animaux sont débusqués par leurs yeux, puits de couleur pour la lumière.Seuls les sangliers n'ont pas cette particularité. Les cervidés et les chevreuils ont des yeux blancs , les renards verts.

Pour beaucoup de chasseurs, ce comptage permet d'effectuer un comptage plus fiable des cervidés que le comptage au brame en septembre.
A cette époque, ils ne trouvent plus assez à manger dans les bois. C'est la raison pour laquelle ils sortent dans les prés, la nuit.

Le sanglier, quant à lui, ne se nourrit pas de la même façon et du fait de ses yeux invisibles la nuit , est très difficile à visualiser.

De telles opérations sont  soumises à l’approbation de la DDAF qui le transmet au préfet,lequel est seul habilité à délivrer un arrêté d’autorisation. En fait, il s’agit  surtout d’autoriser l’utilisation de sources lumineuses dans le cadre d’une opération de grande envergure.

 Le comptage ne se limite pas aux grands cervidés, on procède à celui des lièvres,des renards , des chevreuils et sur certaines sociétés de chasse au blaireau.

 Si chacun s’accorde à penser que la méthode des comptages peut avoir ses limites (car il n’y a aucun comptage exhaustif) et qu’il existe d’autres indicateurs de la présence du gibier, comme l’évaluation des dégâts, la mortalité, les comptages n’en demeurent pas moins un indicateur référent pour l’étude et l’élaboration des plans de chasse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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