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Condat sur Trincou

Publié le par Nadina

Condat sur Trincou

Connaissez-vous ce magnifique village de Condat ???

Hoo, il ne fait certes pas partie des guides touristiques mais en arrivant par la route de Thiviers-Brantôme, cette vue sur le château est magnifique.

Mais commençons par le début comme d'habitude !!

Condat sur Trincou ... Condat vient de condatomagus qui signifie confluent .

Et alors le Trincou  doit être un cours d'eau !! et oui ! Le Trincou est un tout petit affluent de la Côle et celle-ci va se jetter dans la Dronne .  Et cette année, je peux vous dire que tout ce petit monde a débordé !!

Photo de Dina Duverneuil, habitante de Condat

Photo de Dina Duverneuil, habitante de Condat

Condat existe depuis bien longtemps puisque des traces ont été retrouvées sur le site .

Des outils de la préhistoire attestent de la présence d'hommes.

Le dolmen du Fouret dit également dolmen de Peyre Levade et situé près d'un menhir couché,est classé Monument Historique depuis 1960. Il est la preuve d'une présence humaine au Néolothique car à l'époque, c'était un tumulus composé de terre et de pierres qui le recouvrait et qui dit tumulus dit sépulture collective !

 

Condat sur Trincou

Une statue d'un dieu tricéphal du IIè après J.C. a été retrouvée en 1849 à Saint Laurent de Gogabaud, commune rattachée à Condat en 1859. A Saint Laurent se trouvait un prieuré bénédictin fondé par les templiers.

C'est bien une divinité ! Le torque,collier  formé d'une épaisse tige métallique ronde, généralement terminée en boule à ses deux extrémités  le prouve car c'est un attribut divin et signe de noblesse . Ce dieu tricéphal appartenait  à la Gaule entière et était souvent accompagné d'animaux symboliques.

Il est actuellement conservé au Musée d'Aquitaine à Bordeaux.

Ce n'est pas Cernunnos  comme j'ai pu le trouver car  celui ci n'a qu'une tête , porte des bois de cerf et est accompagné d'un serpent  à tête de bélier et d'un cerf.

Auette superbe statue tricéphale (trois têtes) est directement en rapport avec le culte indigène des Gaulois avant la conquête. Le torque que porte le dieu au cou est tout à fait semblable à celui de Tayac et montre qu'il s'agit d'un dieu, ici assimilé à Cernunnos

Provenance : Condat-sur-Trincou, en Dordogne, IIème siècle ap JC.

 Le dieu tricéphale - Photo extraite du blog 'JFBradu'

Le dieu tricéphale - Photo extraite du blog 'JFBradu'

Cernunnos -  Photo extraite de : http://mythologica.fr/celte/

Cernunnos - Photo extraite de : http://mythologica.fr/celte/

De l'époque romaine , une tête portant la coiffure de Domitia, femme de Domitien a été retrouvée.Elle pourrait donc être une statue ou un portrait de l'époque flavienne. C'est la 'déesse-mère' au catogan !

Elle a été découverte dans les caves du château et est conservée au Musée de Vesunna à Périgueux.

Puis, déjà cité plus haut, les Templiers sont passés par là puisqu'ils ont fondé le prieuré de  bénédictins à St Laurent de Gogabaud lors des croisades au XIè.

Ils ne subsistent plus que les ruines aujourd'hui car la dernière guerre mondiale a eu raison des derniers bâtiments.

Il ne reste plus grand chose de la Commanderie Saint Martin, ancien fief Templier, de l'ordre de St Jean qui avec le Petit-Jumilhac faisait  partie de la juridiction des seigneurs de la Chapelle-Faucher au XVIIè.

Des traces de l'hopital de la Trappe Saint Jean ont été retrouvées . Mais ce ne sont plus que des ruines.

Chapelle Saint Jean de l'ancienne commanderie - Photo jack Bocar

Chapelle Saint Jean de l'ancienne commanderie - Photo jack Bocar

Sur la falaise et dominant la vallée , le château de Condat, ancien repaire noble de la Châtellenie de Nontron, a dû vivre des heures très agitées.

 En 1377, la trêve de Bruges se terminant à la Saint Jean , Le connétable Du Guesclin  et Louis 1er, duc d'Anjou reprennent l'Aquitaine aux anglais.  Après avoir libéré Bourdeilles,  Du Guesclin  assiège ces derniers au château de Condat.

Le château garde encore des traces des anciens machicoulis, datant du XVIII et XVè.

Au XXè, il a subi de nombreuses restaurations dont les tourelles d'angle, ajoutées à ce moment là.

De nombreuses tombes barbares se trouveraient au pied de la falaise. Le bourg de Condat ne m'a pas encore délivré tous ses secrets.....

La falaise consolidée qui met en valeur l’avancée de la tour devait être un point d’observation et de défense (des boulets de catapultes ont été retrouvés).

Condat sur Trincou

L'église Saint Etienne a été construite sur l'ancienne chapelle du château, bien appartenant à la famille de Chabans.. Romane, elle date du XIIè mais elle a subi plusieurs remaniements au cours des siècles et ce jusqu'au XIXè.

Doté d'un clocher-porche, elle se compose d'une nef unique et d'un transept séparé du coeur par un mur dans lequel s'ouvre un arc triomphal.

Le coeur est flanqué de 2 chapelles au nord et au sud .
La clé de voûte de la chapelle nord s'orne des armoiries de la famille Saulnier.
On retrouve aussi  la famille d'Abzac sur les blasons ornant les litres funéraires, sur des peintures murales.

Les lauzes recouvrant le toit ont été remplacé par des tuiles canal mais malheureusement sans étanchéité ce qui a eu pour effet d'abîmer la voûte en brique. Il a fallu restaurer la charpente en châtaignier  et la toiture en brique et ce fut grâce à la Sauvegarde de l'Art Français que cela put être fait en 1992.

 

Ce clocher porche est fortifié. Des meurtrières et des contreforts peuvent se voir.

Condat sur TrincouCondat sur Trincou
Condat sur Trincou
Condat sur Trincou

L'église Saint Étienne est classée Monument Historique mais elle possède une Vierge à l'Enfant classée aussi M.H.

Cette statue, que l'on retrouve souvent dans l'iconographie chrétienne, est taillée dans la pierre et date du XVIè.

Condat sur Trincou

Les habitants sont répartis dans le bourg et dans de gros villages, Roc et Valade.

Sources: http://www.templiers.net/ - Wikipedia - Visite Aquitaine - Pays Dronne et Belle- Petit patrimoine

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Périgueux / Boulazac et sa fabrique de timbres-poste

Publié le par Nadina

Périgueux / Boulazac et sa fabrique de timbres-poste

Commençons par le tout début et comment sont nés les timbres !!

En 1875, la Banque de France, sollicité par le Ministère des Finances lance les premiers essais d'impression. Un contrat de 2 ans est tout d'abord signé le 5 juillet de la même année et les premiers timbres devaient être livrés le 1er janvier 1976.

Mais ce fut de courte durée car la Banque de France ne put honorer ces commandes.Deux centre de production se partageront donc la production pendant 6 mois .

En juillet 1880, les Postes arrêtent la collaboration avec la Banque de France et rachètent les locaux . L'atelier des timbres-poste est créé.

En 1895, l'atelier est à l'étroit et une imprimerie est construite à Paris dans le 14è arrondissement .

Pendant la seconde guerre mondiale, la fabrication est transférée à Limoges .

Depuis 1970, l'ensemble des timbres-postes français est produit à Boulazac, atelier appelé aujourd'hui Phil@poste Boulazac depuis 2006.

Le 15 juin 1970, Yves Guena, ministre des Postes et Télécommunications, inaugure l'imprimerie des timbres-poste et des valeurs fiduciaires à Boulazac ( l'ITVF), dans une zone industrielle proche de Périgueux.

Le premier fut la Marianne de Cheffer à 0.40 francs, rouge . Elle y fut émise en feuille de 50 timbres jumelés avec une vignette présentant l’événement et le blason de la ville de Périgueux. Cette vignette n'a pas valeur d'affranchissement. Elle a été dessinée et gravée par Jumelet.

Elle livre également des clients postaux étrangers. Ses timbres se reconnaissent à la signature d'imprimerie : « ITVF » en bas du timbre jusqu'en 2006, puis « Phil@poste ».

Tout y est fait, de la création de la matrice à l'impression.

Au cours des années 1990, l’ITVF utilisait chaque année 1 600 tonnes de papier et 120 tonnes d’encre. Elle produisait alors 4 milliards de timbres-poste :

- 3.6 milliards d'usage courant,

- 431 millions pour la philatélie,

38 millions pour les administrations postales étrangères.

Je vais vous raconter l'histoire d'un timbre :

Quiconque peut demander une création de timbre-poste. Il est relativement simple de faire une demande mais 1200 demandes sont faites chaque année pour 60 retenues ...

Il suffit de demander dans un bureau de poste ou au siège de Phil@poste Boulazac un dossier 'Demande d'émission de timbre-poste'. Il vous faudra attendre tout de même entre 1 et 2 ans pour avoir une réponse . Un particulier n'est pas prioritaire dans la sélection; seul le thème du timbre, national ou international, compte .

Ensuite vient le moment du tri des demandes . La Poste est sous la tutelle du ministère de l'Industrie et c'est donc elle qui contrôle les timbres depuis 1989.

Les timbres pré-sélectionnés passent ensuite à la commission des programmes philatéliques. Les personnes de cette commission, dont les noms sont inconnus afin d'éviter des manipulations, sont tous issus du Ministère de la Culture ou d'associations philatéliques. Ils se réunissent deux fois par an et arrête la liste des thèmes retenus.

La Ministre de l'Industrie valide cette liste, qui sera publiée au Journal Officiel une fois par an, en janvier .

La gravure - Photo Phil@Poste

La gravure - Photo Phil@Poste

Les timbres sont ensuite dessinés par des artistes variés, ne dépendant pas tous de Boulazac.

Ils sont édités avec la technique de la taille-douce, technique apparue en France en 1928 et aussi utilisée pour les billets de banque .

Elle consiste à graver à la main sur une petite plaque de métal, le motif du timbre . Cette plaque est ensuite reproduite sur des cylindres d'impression .

Cylindre d'impression de la Marianne 2005 - Photo Phil@Poste

Cylindre d'impression de la Marianne 2005 - Photo Phil@Poste

D'autres techniques sont utilisées :

- L'héliogravure : elle grave mécaniquement le moule sur une plaque .
- L'offset, issu de la lithographie , qui permet une plus grande flexibilité dans les formes et les couleurs.

Boulazac produit par an :

- 860 millions de timbres-poste Marianne en feuille,

- 1.6 milliard de Marianne en carnets adhésifs,

- 132 millions de timbres en rouleaux chez les buralistes,

- 25 millions de blocs de timbres,

- 600 millions de beaux timbres,

- 137 millions de vignettes d'affranchissement,

- 54 millions de timbres fiscaux,

- plus de 300 millions de prêts à poster.

Voici un lien pour une petite visite de l'imprimerie

https://www.youtube.com/watch?v=1KNp8E1Y13c

Source : Wikipedia - http://www.linternaute.com/savoir/magazine/dossier/fabrication-timbre/qui-fabrique.shtml - http://www.histoirepostale.com/etude/imprimerie_francaise_des_timbres_poste.htm

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