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Le Mausolée de la Roche

Publié le par Nadina

Photo Père Igor
Photo Père Igor

Il m'est impossible de parler du Mausolée sans parler tout d'abord du château de la Roche .

Celui-ci se trouve au nord-est de la commune d'Annesse et Beaulieu, au centre de la Dordogne et a été construit sur les hauteurs, au-dessus de l'Isle .

Au XVIè siècle, en 1513 plus exactement, s'élevait à cet endroit un repaire noble, propriété des Bayly de Razac .Il passe ensuite aux mains des Leymary puis vers 1860, au comte Luboff de Koucheleff, qui le fit complètement reconstruire dans un style néo-renaissance. Celui-ci n'était intéressé que par les fêtes et la construction.
Le château passe ensuite aux Pradier puis aux Félix.

Pendant la seconde guerre mondiale, le château devient un hospice pour les vieillards réfugiés d'origine juive. De 1943 à 1975, l'Institut Pasteur s'y installe et le château se transforme en centre de fabrication de vaccins ( typhus puis grippe à partir de 1950).

Il est vendu à un particulier en 1994.Il comprenait alors 54 pièces et un grand escalier en marbre gris. Côté est, la terrasse surplombe l'Isle.

Actuellement, il est aménagé en appartement.

Voilà pour le château.

Au moment de sa construction, fut érigé dans le parc le Mausolée, du même style.
C'est une chambre funéraire, avec quatre fosses. Vous allez me dire : mais pourquoi quatre?? Effectivement !!

ceci pourrait s'expliquer ainsi, mais sans toutefois de certitude :

Les habitants de ce château étaient à ce moment là :

- le Comte Luboff,

-sa femme,

- sa belle-soeur,

- le fils de la contesse

ce qui fait 4 mais jamais personne ne l'a confirmé !!!

La belle-soeur du Comte, Alexandrine Kroll épouse de Daniel Dunglas HOME est effectivement décédée à Annesse et Beaulieu le 3 juillet 1862, à 22 ans. il aurait été raconté qu'elle aurait été enterrée au cimetière d'Annesse mais aucune trace !

Mais pourtant, elle ne fut pas non plus inhumée dans le Mausolée car les fosses ont été retrouvées vide !!

Ce mausolée détient encore beaucoup de mystères et comme l'on dit, si les pierres pouvaient parler.....

Façade Est -Photo Père Igor

Façade Est -Photo Père Igor

Le Mausolée

Le Mausolée

"Dédié à un dernier repos mais vide de tout occupant !!""

Je remercie mon copain Ludovic qui m'a donné des informations sur le Mausolée .

 

 

Détail d'un pilier du Mausolée - Photo tirée de la lettre d'information n°39 d'Annesse et Beaulieu  de mars 2011

Détail d'un pilier du Mausolée - Photo tirée de la lettre d'information n°39 d'Annesse et Beaulieu de mars 2011

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Chausson aux truffes et foie gras

Publié le par Nadina

Chausson aux truffes et foie gras

Les fêtes arrivent à grands pas et pour les retardataires, une petite recette avec truffes et foie gras.

Il vous faut :

- une pâte feuilletée

- un oeuf battu

- 15 gr de truffe du Périgord par personne

- du foie gras mi-cuit

- de fines tranches de jambon de pays

- alcool selon vos préférences ( cognac, madère ou armagnac)

Découpez avec un bol des ronds de pâte feuilletée. Comptez 2 par chaussons.

Disposez une tranche de foie gras au centre d'un rond. Enroulez la truffe dans le jambon de pays et disposez-la sur la tranche de foie gras .

Parfumez avec quelques gouttes d'alcool. Fermez avec l'autre rond de pâte en soudant bien les bords .

Dorez le chausson avec l'oeuf battu. Cuisez au four à 180° pendant 20 à 30 mn .

Recette donnée par le Groupement de Trufficulteurs du nord Dordogne lors de la Fête de la Truffe à Ste Croix de Mareuil le 12 décembre 2015.

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Le taillandier

Publié le par Nadina

L'atelier du taillandier - Photo :Métiers.free

L'atelier du taillandier - Photo :Métiers.free

Voici un nom qui n'est plus guère utilisé et je dirais qu'il n'en existe pratiquement plus depuis 1900.

Donc dans 'taillandier', nous retrouvons le verbe tailler et un taillandier était celui qui fabriquait un outil qui taillait ! mais pas n'importe quoi !

Il faut remonter aux Mérovingiens pour trouver l'origine des taillandiers . Ceux-ci perpétuent donc une tradition dont la technique consiste à entailler le fer pour y insérer une lame en acier pus dur . Il fallait ensuite chauffer l'ensemble puis le marteler et le tremper.

Ce sont toutes sortes d'outils tranchants pour les charpentiers, les charrons, les tonneliers, les laboureurs etc... .

Voici les quatre catégories de taillandiers au XVIIè siècle :

- en oeuvre blanche , sans que ce soit pour autant des armes blanches,

- grossiers fabriquant les ustensiles de cuisine ( marmites, crémaillère..) ou gros outils ( pelles, marteaux..)

- les vrilliers et tailleurs de limes,

- ceux spécialisés en objets en fer-blanc et noir, comme les lanternes, les moules à pâtisserie.

Le taillandier a pour synonyme un blanchoeuvrier ( vient de blanche oeuvre , nom que l'on donnait aux outils tranchants et donc le blanchoeuvrier est celui qui les fabrique).
On pourrait dire aussi qu'il est forgeron puisque le fer est travaillé à chaud, dans une forge . Sa matière première est donc l'acier , comme vous pouvez le constater.

Il a été dit souvent que le taillandier était spécialisé dans les outils araires, c'est-à-dire spécialisés dans l'agriculture mais de ce que j'ai pu trouver, il ne s'arrêtait pas simplement à ces outils comme on peut le voir plus haut dans les différentes catégories d'outils.

Il reste encore quelques taillandiers en France, M. Solon,maître artisan, âgé de 84 ans d' Orléans . Mais j'ai retrouvé aussi M.Raynal de Nègrepelisse ( Tarn), qui n'attend qu'une chose, transmettre son savoir , et aussi M. Loiseau de La-Forêt-le-Roi ( Essonne) donc avis aux amateurs.....


Beaucoup de tailleurs de pierre utilise des outils fabriqués par des taillandiers.

Le taillandier, par dérivation, était aussi celui qui commercialisait ces outils.

Mais vous allez me dire ... mais le maréchal alors, que faisait-il ??? Et bien, il devait s'occuper en plus du ferrage des boeufs, chevaux ...Cependant, dans les campagnes, il n'était pas rare de voir le taillandier ferrer les bêtes.

Imaginez la vie à l'époque !!! Le paysan avait besoin de ses bêtes pour travailler aux champs et sans bêtes, qu'advenait-il de lui et sa famille ??? Le taillandier et le maréchal-ferrant étaient donc très importants . D'eux dépendaient le travail et donc la vie de tous ses hommes et leurs familles !!

Mais maintenant, le taillandier leur procurait des outils , ferrait les bêtes mais lui aussi devait vivre alors comment était-il payé??? et d'où venait le fer ??

Et bien, c'est très simple . les paysans étaient bien souvent métayers et c'est leur propriétaire qui apportait le fer. En contre-partie, celui-ci était payé en nature, notamment en volaille. Ce 'droit de volaille' était spécifié dans le bail de métairie.

Par contre, le taillandier, lui, n'était payé qu'une fois dans l'année en boisseaux de froment. (Le boisseau est une unité de mesure car autrefois, on ne pesait pas, on mesurait mais le boisseau fera l'objet d'un article qui paraîtra dans peu de temps).

Les taillandiers étaient très actifs car ils répondaient, nous l'avons dit, aux besoins du monde paysan. C'est sans doute sur le "faure" que reposait tout l'équilibre vital du groupe économique rural.


Malheureusement, je n'ai trouvé trace de taillandier en Dordogne donc si jamais si vous en connaissez un ou avez connu, n'hésitez pas à me le faire savoir .

Source : Wikipedia - www.lesvieuxmetiers.org - metiers.free -

Phot de 'Métiers.free'

Phot de 'Métiers.free'

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Spaghettis à la crème de pieds-de-mouton

Publié le par Nadina

Spaghettis à la crème de pieds-de-mouton

Cette année, les champignons ne sont pas là ....

Néanmoins j'ai trouvé quelques pieds-de-mouton mais voilà, pas assez pour faire des conserves.

Bon alors, petite recherche .... et un mix que je vous présente :

Nettoyez vos pieds-de-mouton en grattant les pics en-dessous; c'est ce qui rend amer.

Les ingrédients :

- des pieds-de-mouton

- 1 échalote

- 2 cuillères à soupe d'huile d'olive

- un verre de vin blanc sec

- une briquette de crème

- sel et poivre

- spaghetti.

Faites revenir une échalote dans un peu d'huile d'olive . Ajoutez les pieds-de-mouton coupés en morceaux , puis le vin blanc et la crème. Poivrez et laissez mijoter à feu doux, à peu près une vingtaine de minutes, jusqu'à ce que les champignons soient bien tendres .Goûtez et assaisonnez à votre goût .Pour ma part, je n'ai pas salé du tout .

Spaghettis à la crème de pieds-de-mouton
Spaghettis à la crème de pieds-de-mouton
Spaghettis à la crème de pieds-de-mouton
Spaghettis à la crème de pieds-de-mouton
Spaghettis à la crème de pieds-de-mouton

A mi cuisson, mettez votre eau à chauffer pour cuire les spaghettis .

J'ai préparé un carpaccio de boeuf  car je voulais ces spaghettis en accompagnement, arrosé d'un filet d'huile d'olive et de citron, légèrement salé et poivré et saupoudré de petits copeaux de parmesan.

Une fois les pâtes cuites, égouttez -les et mixez les champignons avec le fond de sauce restant .

Mélangez cette crème de pieds-de-mouton avec las spaghettis, parsemez de feuilles d'ortie séchées et servez chaud .

BON APPÉTIT

 

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