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La légende de la main de cire au Château de l'Herm

Publié le par Nadina

 

 

L'Herm a vu naître celle de la main de cire.

Il était une fois, au temps du bon roi Louis XII, un baron de L'Herm dont l'unique trésor était une radieuse enfant. Sa femme, morte, était partie un jour d'avril quand s'enneigent tous les buissons. Pages, écuyers, caméristes n'avaient d'autre mission que de faire escorte aux quatorze ans de Jeanne. L'un des pages, Gontran de Bourdeille, était beau comme un chevalier de légende, mais il inquiétait fort le baron par ses fanfaronnades, son indiscipline, ses incessantes escapades, ses détestables exploits. Il est bien vrai que tout le monde ne peut nourrir les penchants d'un capucin, mais, Gontran, c'était le diable en personne.

Or ce jour-là, Jeanne venait de regagner sa chambre. Elle avait renvoyé ses femmes ; assise sur un escabeau, les yeux éclairés par les flammes dansantes, elle souriait à ses rêves. Couchée à ses pieds, Alba, sa levrette, les yeux clos, rêvait aussi de quelque lévrier au poil soyeux, au fin museau.
 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/51/Ch%C3%A2teau_de_l%27Herm_-2.JPG?uselang=fr

Photo de Mossot

 


Tout à coup, la porte s'ouvre et un homme entre, qui se jette à genoux. « Pardon et merci », supplie la voix tremblante de Gontran de Bourdeille. Faut-il vous dire qu'il avoue sur le champ son amour ? Faut-il ajouter que Jeanne lui confesse le sien, car il est des diables qu'aiment parfois les filles ? « Mais que dira votre père ? « demande le page. Elle n'a pas peur de son père. Que Gontran seulement lui donne la main. Bourdeille s'est levé pour courir vers elle, mais il n'a pas vu, sur le rebord de la cheminée la hache d'armes que le baron a oublié tantôt. Il l'a heurte de l'épaule ; elle tombe et tranche net la main de Jeanne.

Des cris dans le château ; des femmes qui accourent , des gens qui s'affairent. Et Gontran a disparu.

Il est, par bonheur, d'habiles médecins. L'un deux a réussi à sauver la jeune fille. Il lui a fait aussi, en cire dure, une main si parfaitement imitée que seuls les familiers du château ne s'y laissent pas tromper. Rien ne serait changé si le baron pouvait se consoler. Mais, après la mort de sa femme, l'infirmité de sa fille, c'en est trop. Une malédiction du ciel pèse donc sur les murs de L'Herm ! Ses yeux, presque toujours embués de pleurs, ne voient plus qu'un pâle lumière. Cet homme de quarante ans est déjà un vieillard.

Que la mort soit pour lui prochaine, il le sait. Ah ! si, du moins, Jeanne voulait choisir un époux ! Il s'enhardit un jour jusqu'à le lui demander en présence de sa petite cour. Et vous devinez bien qu'il n'est d'autre élu que l'auteur de tout le mal. Fou de bonheur, Bourdeille, mettant genou en terre, reçoit la bénédiction de son seigneur. Puis se tournant vers Jeanne : « Gente demoiselle, dit-il, souvenez-vous bien qu'il vous suffira toujours, pour être obéie, de lever cette main ».

A de somptueuses fiançailles succèdent des noces princières. Et puis le temps passe. Plusieurs années.

Un soir, dans la grande salle du château, le vieux baron et sa fille devisent avec quelques serviteurs. Et Gontran est Dieu sait où ! Tout à coup, strident, le son du cor éclate aux portes du manoir. Qui va là ? Hildebrand, le fauconnier, dépêché jusqu'au pont-levis, revient et n'ose dire mot. Le chapelain arraché à ses patenôtres, accourt tout tremblant. « Noble seigneur, s'écrie-t-il !. ». Mais alors, s'élève un infernal tumulte. La cour du château n'est plus que cris perçants, piétinement de chevaux, chocs d'armures, chansons à boire dont hommes et femmes se renvoient les ignobles refrains. Et ces furieux vont envahir l'escalier ; ils gravissent les degrés, et bientôt la porte, cédant sous leur poussée, livre passage à une atroce mascarade. Et c'est Gontran qui la conduit et dirige tout autour de la salle une zigzagante farandole.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b4/LHerm02.jpg?uselang=fr

Photo Manfred Heyde

 

Mais pourquoi le baron ne rit-il pas ? Pourquoi cette tête subitement penchée et ces yeux sans regard ? »Il est mort ! « hurle une femme. Mort ? Qu'importe ? Pour servir à boire, il reste Jeanne. Où donc est-elle ?

Dans la chambre haute du château, étendue sur des peaux de bête, elle sort d'un long évanouissement. Près d'elle, un jeune homme aux beaux chevaux blonds lui dit le danger qu'elle a couru et d'où il l'a sauvée. C'est un simple troubadour ; il va de château en château, disant des contes de fées et des chansons d'amour. Mais il est noble ; on l'appelle Aymar de Milhac. Et L'Herm se trouve bien souvent sur sa route. Quelle folie s'empare de lui et le pousse aujourd'hui, dans cette chambre, à laisser parler son cour ? Pourquoi Jeanne se défend-elle ? Gontran ne l'abandonne-t-il pas pour courir et boire avec des gens de rien ?

Gontran ? Dans un fracs de porte brutalement ouverte, le voici justement, la hache levée .la même hache d'armes. Il avance et va les abattre tous les deux. Alors, Jeanne se dresse et, le regardant dans les yeux : « Vous rappelez-vous votre serment ? » s'écrie-t-elle. Et, lentement s'élève la main de cire.

- Que demandez-vous ? hurle le dément .
- La grâce de cet homme.
- Qu'il sorte.

Aymar est parti, mais avant qu'il eût franchi la porte basse du château, on a entendu un effroyable cri. Et jamais, on n'a revu, derrière les créneaux, la robe blanche de la dame de L'Herm .

source : site du château de l'Herm

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Le comptage au phare du gibier

Publié le par Nadina

Photo de 'La dépêche'

 

 

 

Après quelques déboires suite au passage à une nouvelle version  de mon hébergeur, me revoici !

La période de chasse est bien terminée mais les chasseurs sont toujours de sortie, cette fois sans fusil, ni chiens. Ils préparent la prochaine saison en organisant des comptages de gibiers sur le territoire. 

Le chasseur ne fait pas que prélever le gibier, il est aussi acteur de la sauvegarde des espèces. Hors période de chasse, il s'investit dans le comptage des animaux sauvages pour déterminer les quotas de captures pour la prochaine saison.

Nous l'avons effectué la semaine dernière. Nous étions 4 dans un 4X4, véhicule indispensable. Derrière, deux personnes tiennent un projecteur halogène de 100W voire plus ( nos voitures ne dépassent pas les 55W) et éclairent le bord des bois, des prés ,les lisières...

Ces deux intervenants ont un rôle plus important qu’on ne l’imagine, car il faut avoir « le coup de pinceau régulier » pour bien balayer le terrain et repérer les animaux !

Dans la pénombre, les animaux sont débusqués par leurs yeux, puits de couleur pour la lumière.Seuls les sangliers n'ont pas cette particularité. Les cervidés et les chevreuils ont des yeux blancs , les renards verts.

Pour beaucoup de chasseurs, ce comptage permet d'effectuer un comptage plus fiable des cervidés que le comptage au brame en septembre.
A cette époque, ils ne trouvent plus assez à manger dans les bois. C'est la raison pour laquelle ils sortent dans les prés, la nuit.

Le sanglier, quant à lui, ne se nourrit pas de la même façon et du fait de ses yeux invisibles la nuit , est très difficile à visualiser.

De telles opérations sont  soumises à l’approbation de la DDAF qui le transmet au préfet,lequel est seul habilité à délivrer un arrêté d’autorisation. En fait, il s’agit  surtout d’autoriser l’utilisation de sources lumineuses dans le cadre d’une opération de grande envergure.

 Le comptage ne se limite pas aux grands cervidés, on procède à celui des lièvres,des renards , des chevreuils et sur certaines sociétés de chasse au blaireau.

 Si chacun s’accorde à penser que la méthode des comptages peut avoir ses limites (car il n’y a aucun comptage exhaustif) et qu’il existe d’autres indicateurs de la présence du gibier, comme l’évaluation des dégâts, la mortalité, les comptages n’en demeurent pas moins un indicateur référent pour l’étude et l’élaboration des plans de chasse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les piniers

Publié le par Nadina

DSC04915.JPG   

Il est une tradition, ici, en Dordogne , qui remonte à fort loin puisque des traces ont été retrouvées à la fin du XIXè siècle.

Quelques jours avant un mariage, les voisins, amis, la famille des futurs mariés vont couper des jeunes pins, les piniers. Ces arbres sont ensuite plantés à des endroits 'stratégiques ': devant la maison des parents des mariés, devant l'église, la mairie ou encore à l'endroit où aura lieu le repas de mariage.

DSC04727.JPG

 

Des jolis piniers sont décorés de rubans, noeuds en papier crépon de couleur rose et blanc pour la plupart du temps.

DSC04814.JPG

Ils apporteront chance et fertilité au futur couple.

Donc , nos futurs plantent deux piniers à chaque fois, de chaque côté des portes ou chemins d'accès.DSC04728.JPG
Ces piniers peuvent désignés également du genièvre.

Ce qui n'est forcément de tradition, c'est que cette plantation est accompagnée à chaque fois d'une bonne rasade de ... ce que l'on veut !! Une bonne occasion de commencer un mariage par de grands fou rires ......DSC04797.JPG

 

ET VIVE LES MARIES!!

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Pétassou 2014 à Périgueux

Publié le par Nadina

Petassou-2014---Sur-son-31-copie-1.jpg  Pétassou (10)

 

 

Comme chaque année, notre pauvre Pétassou a déambulé dans les rues de Périgueux accompagné de nombreux chars.

dans la rueA pied

 

En musiquela samba (3)

 

le char violet (5)

le char rouge (7)

Le char rose (2)

 

le char espagnol (4)

le char orange (1)

 

Des calèches sont venues augmenter le défilé et bien sûr, tout le monde était sur son 31, thème de cette année.

les calèches (3)

 

Et c'est sans compter sur la présence de nos superbes majorettes ..... masculines !!les majorettes (4)  

Puis vint le moment du jugement!

 

Sur les quais (11) Sur les quais (16)  Sur les quais (2) 

Sur les quais (22) 

Pétassou est donc reconnu coupable comme tous les ans !

Et doublement coupable cette année car en plus de tous les maux de l'hiver, il a cassé la sono !

Sur les quais (23)

La sentence et la condamnation sont appliquées immédiatement , sans appel possible !

 

Sur les quais (27) 

Ca brûle !!!

 

Sur les quais (30)

Mais Pétassou a décidé de faire des siennes encore et voilà que le feu s'éteint ! Plus rien ne brûle !!

 

Sur les quais (31) 

Pas grave ! Nous l'aurons quand même et le feu est remis directement à ses pieds !

Sur les quais (37)

 

 Sur les quais (36)

et la sentence est bien exécutée !!!

 A l'année prochaine Pétassou !

 

Il y a un album Pétassou avec plus de photos .

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Comment faire du boudin !

Publié le par Nadina

Le boudin (22)   

 

Grâce à mon copain Francis et sa femme Marinette, j'ai appris à faire du boudin  !  

 

Il faut tout d'abord acheter du sang à l'abattoir et des têtes de cochon.  

 

Ces têtes sont mises à cuire dans un bouillon composé de légumes comme un pot au feu toute la matinée .  

Gardez le bouillon. Le boudin (4) 

La viande des têtes, les langues sont hachées ensuite et mise dans un grand bac .

 

Le boudin (3)

 

Sel, poivre et épices de rabelais y sont rajoutées. Par ici, vous savez, ce n'est pas au poids mais à la poignée .... Donc pour 5 têtes et 5 à 6 litres de sang, il faut compter 2 grosses poignées de poivre et au moins autant de sel et la moitié des épices.

Le boudin (25)

 

Rajoutez le sang et mélangez bien.


Le boudin (7)

 

Pendant tout ce temps, les boyaux ont été mis à tremper dans de l'eau froide .


Le boudin (2) 

puis soufflés pour vérifier qu'ils ne soient pas troués .Ils sont ensuite fermés à une des extrémités par un noeud .

Le boudin (5)

 

L'embout d'un entonnoir conique est inséré dans le bout du boyau et il faut tenir les deux ensemble car ça glisse  !!  Versez le mélange jusqu'à ce qu'il arrive au bout du boyau . Percez en plusieurs endroits à l'aide d'une aiguille à coudre ce même boyau pour éviter les poches d'air.

Le boudin (11)

Une fois rempli, fermez l'autre extrémité avec un noeud . Mettez de côté tous les boyaux .

Quand ils sont tous remplis, entortillez-les sur une ficelle, suffisamment solide pour qu'elle puisse tenir les boudins  dans le  'marmitou'  ou faitout. Faites plusieurs cordées, en moyenne 3.

 

Le boudin (13)

 

Plongez-les dans le bouillon du matin , dont vous aurez enlevé les légumes et réchauffé .Il doit être bien chaud .

 

Le boudin (15)

 

Piquez à l'aide d'une aiguille à coudre le boudin . Il est cuit dès qu'aucune trace de sang  n'apparaît plus au piquage .

 

Le boudin (1)

 

Retirez alors la ou les ficelles et posez sur une table . 

Etalez bien les boudins à plat et frottez-les avec une branche de laurier afin de leur donner leur brillance .

Le boudin (21)

 En refroidissant, ils prendront une couleur plus foncé .

Le boudin (24)

 

Et bien sûr, un petit boudin encore tiède  avec un bout de pain tout frais et un petit verre de bergerac..... hummmm quel régal

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