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Le vin de buisson

Publié le par Nadina

 

Voici un petit vin destiné à vos apéritifs  de cet été !!.
 Et il faut ramasser les jeunes pousses en ce moment .

Pour 5 litres de vin (rouge, rosé ou mélangé: à votre convenance ) :

- 1 kg de sucre

- 1 L d'eau de vie ( le buisson et la prune vont très bien ensemble)

- 1 beau fagot de buisson

 Pour ma part, le mélange est 10l de rosé et 5l de rouge .

Le-buisson.JPG Les jeunes pousses repartent de sol bien souvent mais vous en trouverez aussi à partir de l'arbuste lui-même.

 

Choisissez-les d'un beau vert tendre avec les pointes rougissantes .Le buisson (2)

 

 

 

Le buisson (4) Le fagot de buisson pour 5 l de vin.

La veille, mélangez le vin et le sucre afin que celui-ci soit bien fondu.Rajoutez l'eau de vie .

 

Le buisson (5)

Plongez les pousses  et laissez macérer au minimum 48h et au maximum 8 jours . 

Au bout de ce temps, enlevez les pousses, filtrez et mettez en bouteilles .  Vous pouvez utiliser des bouteilles à bouchon à vis ou les embouchonner .

Laissez reposer 3 mois avant de consommer.

Ce petit vin d'été a un petit goût d' amandes alors si vous les aimez, je lève mon verre ( bien frais ) à votre santé

mais attention ....

un seul petit verre !!!!!

 

 

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Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »

Publié le par Nadina

Nouvel article sur Pétassou , celui de 2016 à Périgueux car plusieurs villes ou villages de Dordogne font déambuler ce pauvre Pétassou à travers les rues pour finir toujours de la même façon!

C'est à l'occasion d'un carnaval que nous finissons l'hiver comme dans beaucoup d'endroits d'ailleurs ! Il apparaît dès le XII è siècle pour disparaître dans les années 1960. A périgueux, cela fait 33 ans que Pétassou redéambule dans les rues puisque ce carnaval a été recréé en 1983.

Pétassou vient de 'pétas', qui signifie en occitan pièce d'étoffe ou plutôt un petit morceau qui va servir à rapiécer un vêtement.

Le pétassou est donc celui qui porte ce vêtement rapiécé. Aujourd'hui, il porte des lanières de tissu de toute couleur, ajoutées les unes aux autres et qui donne à notre personnage une allure

de démuni, pauvre et lui apporte un petit côté sauvage.

Normalement, Pétassou est créé pour la Saint Blaise, patrons des métiers du chanvre et maître des vents et se fête donc le 3 février.

J'ai trouvé plusieurs autres explications à ce Pétassou:

Le carnaval est fêté dans d'autres pays d'Europe et nous retrouvons toujours Pétassou sous d'autres noms : En Pologne, c'est le Ziwiec, en Bulgarie, le Survakar ou encore en Moldavie, le Maure et bien d'autres encore!

Certains ont reconnu dans ce costume bigarré le manteau d’invisibilité d’Odin Wotan qui était, dit-on, constitué de mille pièces multicolores. D'après Wikipedia, Odin était un vieil homme borgne et barbu se déplaçant sur un cheval à 8 jambes ...

D'autres y voient le symbole e l'arbre à souhaits, le Kalpavriksha ou Kalpataru , arbre divin exerçant les souhaits dans la mythologie indoue. Cet arbre exauce les voeux mais les accompagnent d'effets contraires ( par exemple, des enfants souhaitant des bonbons les auront mais souffriront dans le même temps de maux de ventre ) mais qui est utilisé aussi pour se décharger d'un péché.

Pétassou bien souvent possède un balai de genêts qui l'aide à chasser les mauvais esprits.

Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »

Pétassou, cette année a été accompagné par Astérix et Obélix ...

Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »
Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »
Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »
Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »
Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »
Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »

Les Soufflaculs de Nontron étaient là aussi !! et gare aux dames en jupe ...

Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »
Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »

les majorettes de Montendre nous ont présenté une toute partie de leur spectacle! Elles sont tout de même championne de France 2016 !

Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »

et puis les animations avec le bagad de Bordeaux, les groupes et les bandas ! Toujours bien appréciés !!

Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »
Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »
Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »

et de beaux costumes trouvés par ci par là ....

Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »
Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »
Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »

Après un discours de M. le Maire de Périgueux. entouré du comité d'organ isation du Carnaval et de M. Le Juge de Pétassou...

Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »
Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »
Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »
Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »

Pétassou doit expier tous ses péchés et peut-être un peu des nôtres !!

Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »
Pétassou 2016 - « Carnaval de Peirigüers, Carnaval de Périgueux »

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Condat sur Trincou

Publié le par Nadina

Condat sur Trincou

Connaissez-vous ce magnifique village de Condat ???

Hoo, il ne fait certes pas partie des guides touristiques mais en arrivant par la route de Thiviers-Brantôme, cette vue sur le château est magnifique.

Mais commençons par le début comme d'habitude !!

Condat sur Trincou ... Condat vient de condatomagus qui signifie confluent .

Et alors le Trincou  doit être un cours d'eau !! et oui ! Le Trincou est un tout petit affluent de la Côle et celle-ci va se jetter dans la Dronne .  Et cette année, je peux vous dire que tout ce petit monde a débordé !!

Photo de Dina Duverneuil, habitante de Condat

Photo de Dina Duverneuil, habitante de Condat

Condat existe depuis bien longtemps puisque des traces ont été retrouvées sur le site .

Des outils de la préhistoire attestent de la présence d'hommes.

Le dolmen du Fouret dit également dolmen de Peyre Levade et situé près d'un menhir couché,est classé Monument Historique depuis 1960. Il est la preuve d'une présence humaine au Néolothique car à l'époque, c'était un tumulus composé de terre et de pierres qui le recouvrait et qui dit tumulus dit sépulture collective !

 

Condat sur Trincou

Une statue d'un dieu tricéphal du IIè après J.C. a été retrouvée en 1849 à Saint Laurent de Gogabaud, commune rattachée à Condat en 1859. A Saint Laurent se trouvait un prieuré bénédictin fondé par les templiers.

C'est bien une divinité ! Le torque,collier  formé d'une épaisse tige métallique ronde, généralement terminée en boule à ses deux extrémités  le prouve car c'est un attribut divin et signe de noblesse . Ce dieu tricéphal appartenait  à la Gaule entière et était souvent accompagné d'animaux symboliques.

Il est actuellement conservé au Musée d'Aquitaine à Bordeaux.

Ce n'est pas Cernunnos  comme j'ai pu le trouver car  celui ci n'a qu'une tête , porte des bois de cerf et est accompagné d'un serpent  à tête de bélier et d'un cerf.

Auette superbe statue tricéphale (trois têtes) est directement en rapport avec le culte indigène des Gaulois avant la conquête. Le torque que porte le dieu au cou est tout à fait semblable à celui de Tayac et montre qu'il s'agit d'un dieu, ici assimilé à Cernunnos

Provenance : Condat-sur-Trincou, en Dordogne, IIème siècle ap JC.

 Le dieu tricéphale - Photo extraite du blog 'JFBradu'

Le dieu tricéphale - Photo extraite du blog 'JFBradu'

Cernunnos -  Photo extraite de : http://mythologica.fr/celte/

Cernunnos - Photo extraite de : http://mythologica.fr/celte/

De l'époque romaine , une tête portant la coiffure de Domitia, femme de Domitien a été retrouvée.Elle pourrait donc être une statue ou un portrait de l'époque flavienne. C'est la 'déesse-mère' au catogan !

Elle a été découverte dans les caves du château et est conservée au Musée de Vesunna à Périgueux.

Puis, déjà cité plus haut, les Templiers sont passés par là puisqu'ils ont fondé le prieuré de  bénédictins à St Laurent de Gogabaud lors des croisades au XIè.

Ils ne subsistent plus que les ruines aujourd'hui car la dernière guerre mondiale a eu raison des derniers bâtiments.

Il ne reste plus grand chose de la Commanderie Saint Martin, ancien fief Templier, de l'ordre de St Jean qui avec le Petit-Jumilhac faisait  partie de la juridiction des seigneurs de la Chapelle-Faucher au XVIIè.

Des traces de l'hopital de la Trappe Saint Jean ont été retrouvées . Mais ce ne sont plus que des ruines.

Chapelle Saint Jean de l'ancienne commanderie - Photo jack Bocar

Chapelle Saint Jean de l'ancienne commanderie - Photo jack Bocar

Sur la falaise et dominant la vallée , le château de Condat, ancien repaire noble de la Châtellenie de Nontron, a dû vivre des heures très agitées.

 En 1377, la trêve de Bruges se terminant à la Saint Jean , Le connétable Du Guesclin  et Louis 1er, duc d'Anjou reprennent l'Aquitaine aux anglais.  Après avoir libéré Bourdeilles,  Du Guesclin  assiège ces derniers au château de Condat.

Le château garde encore des traces des anciens machicoulis, datant du XVIII et XVè.

Au XXè, il a subi de nombreuses restaurations dont les tourelles d'angle, ajoutées à ce moment là.

De nombreuses tombes barbares se trouveraient au pied de la falaise. Le bourg de Condat ne m'a pas encore délivré tous ses secrets.....

La falaise consolidée qui met en valeur l’avancée de la tour devait être un point d’observation et de défense (des boulets de catapultes ont été retrouvés).

Condat sur Trincou

L'église Saint Etienne a été construite sur l'ancienne chapelle du château, bien appartenant à la famille de Chabans.. Romane, elle date du XIIè mais elle a subi plusieurs remaniements au cours des siècles et ce jusqu'au XIXè.

Doté d'un clocher-porche, elle se compose d'une nef unique et d'un transept séparé du coeur par un mur dans lequel s'ouvre un arc triomphal.

Le coeur est flanqué de 2 chapelles au nord et au sud .
La clé de voûte de la chapelle nord s'orne des armoiries de la famille Saulnier.
On retrouve aussi  la famille d'Abzac sur les blasons ornant les litres funéraires, sur des peintures murales.

Les lauzes recouvrant le toit ont été remplacé par des tuiles canal mais malheureusement sans étanchéité ce qui a eu pour effet d'abîmer la voûte en brique. Il a fallu restaurer la charpente en châtaignier  et la toiture en brique et ce fut grâce à la Sauvegarde de l'Art Français que cela put être fait en 1992.

 

Ce clocher porche est fortifié. Des meurtrières et des contreforts peuvent se voir.

Condat sur TrincouCondat sur Trincou
Condat sur Trincou
Condat sur Trincou

L'église Saint Étienne est classée Monument Historique mais elle possède une Vierge à l'Enfant classée aussi M.H.

Cette statue, que l'on retrouve souvent dans l'iconographie chrétienne, est taillée dans la pierre et date du XVIè.

Condat sur Trincou

Les habitants sont répartis dans le bourg et dans de gros villages, Roc et Valade.

Sources: http://www.templiers.net/ - Wikipedia - Visite Aquitaine - Pays Dronne et Belle- Petit patrimoine

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Périgueux / Boulazac et sa fabrique de timbres-poste

Publié le par Nadina

Périgueux / Boulazac et sa fabrique de timbres-poste

Commençons par le tout début et comment sont nés les timbres !!

En 1875, la Banque de France, sollicité par le Ministère des Finances lance les premiers essais d'impression. Un contrat de 2 ans est tout d'abord signé le 5 juillet de la même année et les premiers timbres devaient être livrés le 1er janvier 1976.

Mais ce fut de courte durée car la Banque de France ne put honorer ces commandes.Deux centre de production se partageront donc la production pendant 6 mois .

En juillet 1880, les Postes arrêtent la collaboration avec la Banque de France et rachètent les locaux . L'atelier des timbres-poste est créé.

En 1895, l'atelier est à l'étroit et une imprimerie est construite à Paris dans le 14è arrondissement .

Pendant la seconde guerre mondiale, la fabrication est transférée à Limoges .

Depuis 1970, l'ensemble des timbres-postes français est produit à Boulazac, atelier appelé aujourd'hui Phil@poste Boulazac depuis 2006.

Le 15 juin 1970, Yves Guena, ministre des Postes et Télécommunications, inaugure l'imprimerie des timbres-poste et des valeurs fiduciaires à Boulazac ( l'ITVF), dans une zone industrielle proche de Périgueux.

Le premier fut la Marianne de Cheffer à 0.40 francs, rouge . Elle y fut émise en feuille de 50 timbres jumelés avec une vignette présentant l’événement et le blason de la ville de Périgueux. Cette vignette n'a pas valeur d'affranchissement. Elle a été dessinée et gravée par Jumelet.

Elle livre également des clients postaux étrangers. Ses timbres se reconnaissent à la signature d'imprimerie : « ITVF » en bas du timbre jusqu'en 2006, puis « Phil@poste ».

Tout y est fait, de la création de la matrice à l'impression.

Au cours des années 1990, l’ITVF utilisait chaque année 1 600 tonnes de papier et 120 tonnes d’encre. Elle produisait alors 4 milliards de timbres-poste :

- 3.6 milliards d'usage courant,

- 431 millions pour la philatélie,

38 millions pour les administrations postales étrangères.

Je vais vous raconter l'histoire d'un timbre :

Quiconque peut demander une création de timbre-poste. Il est relativement simple de faire une demande mais 1200 demandes sont faites chaque année pour 60 retenues ...

Il suffit de demander dans un bureau de poste ou au siège de Phil@poste Boulazac un dossier 'Demande d'émission de timbre-poste'. Il vous faudra attendre tout de même entre 1 et 2 ans pour avoir une réponse . Un particulier n'est pas prioritaire dans la sélection; seul le thème du timbre, national ou international, compte .

Ensuite vient le moment du tri des demandes . La Poste est sous la tutelle du ministère de l'Industrie et c'est donc elle qui contrôle les timbres depuis 1989.

Les timbres pré-sélectionnés passent ensuite à la commission des programmes philatéliques. Les personnes de cette commission, dont les noms sont inconnus afin d'éviter des manipulations, sont tous issus du Ministère de la Culture ou d'associations philatéliques. Ils se réunissent deux fois par an et arrête la liste des thèmes retenus.

La Ministre de l'Industrie valide cette liste, qui sera publiée au Journal Officiel une fois par an, en janvier .

La gravure - Photo Phil@Poste

La gravure - Photo Phil@Poste

Les timbres sont ensuite dessinés par des artistes variés, ne dépendant pas tous de Boulazac.

Ils sont édités avec la technique de la taille-douce, technique apparue en France en 1928 et aussi utilisée pour les billets de banque .

Elle consiste à graver à la main sur une petite plaque de métal, le motif du timbre . Cette plaque est ensuite reproduite sur des cylindres d'impression .

Cylindre d'impression de la Marianne 2005 - Photo Phil@Poste

Cylindre d'impression de la Marianne 2005 - Photo Phil@Poste

D'autres techniques sont utilisées :

- L'héliogravure : elle grave mécaniquement le moule sur une plaque .
- L'offset, issu de la lithographie , qui permet une plus grande flexibilité dans les formes et les couleurs.

Boulazac produit par an :

- 860 millions de timbres-poste Marianne en feuille,

- 1.6 milliard de Marianne en carnets adhésifs,

- 132 millions de timbres en rouleaux chez les buralistes,

- 25 millions de blocs de timbres,

- 600 millions de beaux timbres,

- 137 millions de vignettes d'affranchissement,

- 54 millions de timbres fiscaux,

- plus de 300 millions de prêts à poster.

Voici un lien pour une petite visite de l'imprimerie

https://www.youtube.com/watch?v=1KNp8E1Y13c

Source : Wikipedia - http://www.linternaute.com/savoir/magazine/dossier/fabrication-timbre/qui-fabrique.shtml - http://www.histoirepostale.com/etude/imprimerie_francaise_des_timbres_poste.htm

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L'épuration ou les femmes tondues en Dordogne - 1944

Publié le par Nadina

A partir de mars 1944, la Dordogne va subir les affres des divisions allemandes, notamment la ' Brehmer' et la ' Das Reich', division SS de sinistre mémoire  . Elles traquaient les résistants, les maquisards et les Juifs  mais cette dernière a marqué l'histoire pas son passage à Tulle et à Oradour sur Glane.
Tant de haine et tant de tensions se sont libérées à la fin du mois d'août , ce qui a eu pour résultat des délations parfois totalement injustifiées. 

Les actions épuratoires  de 1944 en Dordogne ont été particulièrement sévères .Ces femmes, ces jeunes filles, par insouciance , inconscience ont commis l'irréparable . Elles ont franchi  des interdits, elles ont couché avec l'ennemi, soit par amour, soit par profit.

L'adultère avec l'ennemi !!

 Il a été reconnu que,  pour la plupart, le mari était prisonnier et il n'en fallait pas moins au voisinage pour 'surveiller ' . Mais  beaucoup étaient aussi prostituées !

Femmes tondues sur les marches du tribunal de Bergerac - Photo Bondier

Femmes tondues sur les marches du tribunal de Bergerac - Photo Bondier

Elles sont amenés sur la place publique, bien souvent sur les marches d'un tribunal, comme ici à Bergerac . L'impact était tel que cette punition publique se devait d'être devant un tribunal . C'était rendre justice  que de les tondre et d'appliquer une croix gammée sur leur front.
On les y amenait à moitié dénudée et la foule jubilait, en les insultant, en riant de leur déboire . C'était hystérique !! et c'était une fête !

Ces épurations sauvages ont été le fait pour la plupart de chefs de maquis locaux. C'étaient donc une épuration réfléchie et programmée et l'appel à délation était  sollicitée!

 

Entre 1943 et 1946 , 20 000 femmes furent tondues mais seulement  la moitié furent accusées de 'collaboration horizontale'. On ne cherchait plus la vérité et  morale et politique étaient mélangées. Elles se trouvaient dans une situation de soumission sans comprendre ce qu'il leur arrivait .

Cérémonial avilissant… sans parler de toutes celles qui furent "Tondues" pour des crimes qu’elles n’avaient pas commis, sur dénonciation, “pour l’exemple”…

 

Des hommes aussi subirent le même sort, non pas pour des raisons sexuelles comme les femmes mais pour manque de courage ou de virilité, collaboration ou encore pour travail volontaire pour les Allemands. 

A Bergerac, c'était la "coupe 44" !!

 Sept départements au moins connurent ces hommes tondus .

 

La "TONDUE " est plus coupable de ne pas avoir souffert que d'être réellement complice des violences de l'occupant .

Après des épurations sauvages, furent instaurées des cours de justice. dans un document du 23 mars 1944, le Conseil National de la Résistance définit les statuts des Comités Départemenataux de Libération. Il y est dit notamment dans l'articel 5 que des mesures immédiates d'épuration et neutralisation des traitres seront mises en place pour faciliter la tâche des pouvoirs publics .

Un tribunal militaire (27 octobre 1944) puis une cour de justice le 6 novembre 1944 seront mises en place à Périgueux .

 

Le nord de la Dordogne a accueilli les principaux camps de détention de prisonniers soumis à l'épuration :

- le 35è RAD ( Régiment d'Artillerie Divisionnaire ) à Périgueux,

- la maison d'arrêt de Beleyme.

Le maire de Périgueux, Louis Feyfant et le préfet , Maxime Roux ne s'entendent pas quant aux conditions d'emprisonnement des détenus, tant et si bien que le maire dégage toute responsabilité et met le préfet au pied du mur au cours de l'été 1944 en le menaçant de démissionner .


Quant au sud, il a  abrité les camps de Mauzac ( Nord et Sud ). Ces derniers ont enregistré le 18 mai 1946 1740 détenus. Du 1er novembre 1940 au 2 mai 1945, le camp nord a le statut de prison militaire puis de centre pénitentiaire. Du 22 octobre 1947 au 15 février 1951, seules des femmes ont été enregistrées dans le camp sud  .Aujourd'hui, c'est un centre de détention pour détenus en fin de peine.

 

Le 15 février 1951, le camp Sud est entièrement vidé : les 334 dernières détenues « politiques » encore présentes à Mauzac sont transférées à la maison centrale de Rennes, entraînant ainsi la fermeture définitive de la prison pour femmes de Mauzac.

 

Photo Bondier

Photo Bondier

Plus de soixante après, parler d'Épuration reste encore sensible  

 

 

Et le poème bien connu de Paul Eluard,   Au Rendez-vous allemand, porte précisément en exergue la phrase :

"En ce temps-là, pour ne pas châtier les coupables, on maltraitait les filles. On alla même jusqu'à les tondre".

 

Source : http://www.coeurssansfrontieres.com - http://liberation.3945.free.fr

 

 

 

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L'hydrophobie de Julien, autrement dit sa brasserie

Publié le par Nadina

L'hydrophobie de Julien, autrement dit sa brasserie

Cette semaine, je suis allée rendre une petite visite à Julien et son hydrophobie …

Mais que fait-il donc ??

Et bien, dans la campagne près de Champniers-Reilhac, il a installé son laboratoire que nous allons appeler brasserie!

Mais tout de même qu'est-ce donc que l' hydrophobie??? C'est la propriété d'un objet de ne pas être soluble dans l'eau !

Et oui, Julien a réalisé son rêve , fabriquer de la bière!

Il suit la méthode belge qui, de par la méthode de brassage et d'infusion spécifique ( pas d'arômes ajoutés ), va apporter la saveur à la bière.

Deux bières … et deux bières différentes!! la couleur est différente mais ce n'est pas la seule différence! Les goûts, les arômes , la texture aussi sont différents .
Et comment cela se fait-il?

Je ne vais vous parler que de Julien et sa façon de brasser.

Attention car on ne rentre pas dans le laboratoire comme ça. La bière est sensible aux germes et bactéries donc il faut respecter les règles … Bottes et désinfectant!

Il commande tout d'abord l'orge torréfié et germé (en Belgique) qui va devenir du malt. Cet orge sera plus ou moins torréfié et c'est cela qui va donner une partie de l'amertume et la couleur.

Les cuves et le système de filtrage d'eau derrière la cuve de gauche  en bleu

Les cuves et le système de filtrage d'eau derrière la cuve de gauche en bleu

Des cuves contenant 65 litres d'eau sont prêtes à chauffer .

Vous l'avez compris: il faut 65 L d'eau filtrée ( surtout pas d'eau du robinet ) pour 9 kg de malt , ce qui donnera un résultat final d'à peu près 50 L.

Ces cuves contiennent un panier filtrant, un peu comme une cocotte minute .

Une fois que l'eau a atteint 38°, il ajoute le malt et laisse monter en température, ce qu'on appelle la palier d'empâtage pour commencer à brasser .

L'intérieur de la cuveL'intérieur de la cuve

L'intérieur de la cuve

Il faut procéder à l'extraction de l'amidon contenu dans le malt .

A ce 1er degré, les protéines complexes non solubles du malt se transforment en acides aminés.

Un seconde palier autour de 60 ° permet la transformation de l'amidon en sucres fermentescibles (c'est-à-dire qu'ils peuvent être transformés en alcool par de la levure), utiles pour la fermentation.

La température est montée jusqu'à 78°,la chaleur permettant de dégrader les derniers sucres résiduels.


A ce stade, le panier filtrant est enlevé avec tout son malt. Il reste le moût .

On le laisse infuser entre 1h30 et 2h30 selon la bière voulue.La cuisson permet de stabiliser et de stériliser le moût mais c'est aussi à cette étape que le houblon est ajouté .

Julien rajoute aussi ses ingrédients secrets et c'est ce qui va faire SA bière!!

 

Le moût va être ensuite refroidi grâce à un serpentin, jusqu' à 30°. Les levures peuvent être ajoutées maintenant .

Les levures, vous connaissez , ce sont les petites bêtes que l'on ajoute pour lancer la fermentation! Donc en clair, elles vont permettre de donner de l'alcool à la bière.

 

Je vous explique:

Tout à l'heure, je vous ai dit que l'amidon libéré se transformait en sucres fermentescibles.

Les levures vont 'manger' ces sucres et les digérer . En échange, elles vont libérer de l'alcool et du gaz carbonique et divers composés qui vont donner du goût à la bière .

Cette étape se fait en 'chambre chaude' pendant environ 7 jours mais ce n'est pas une généralité car cela varie en fonction de la bière désirée.


Puis de la 'chambre chaude', on passe ces cuves en 'chambre froide' (entre 14 jours et 2 mois) , ce qui va avoir pour effet de ralentir les levures, d'où le développement d'autres arômes et en même temps, la bière se clarifie .


Puis vient la dernière étape, l'embouteillage, qui ici, est fait à la main . 

La bouchonneuse ... Julien démarre donc petit à petit !!

La bouchonneuse ... Julien démarre donc petit à petit !!

Pour brasser une bière blanche, seul le malt change. Ce n'est plus du malt d'orge mais de froment donc du blé , ce qui va donner une bière plus douce et avec beaucoup moins d'amertume et même, pour y avoir goûté, je dirais pas du tout!

 

Voilà la brasserie artisanale de Julien, qui de son Eure-et-Loire natal est venu est implanté à Champniers - Reilhac pour réaliser son rêve!

L'hydrophobie de Julien, autrement dit sa brasserie

Julien vend ses bières en bouteilles et en petits fûts ( sur commande uniquement ) en direct par le numéro: 06,31,86,40,63 ou venez le retrouver à la Félibrée de Saint Aulaye les 2 et 3 juillet 2016 , sur les marchés festifs de la Charrette Gourmande le 9 juillet à Agonac, les 15,22 et 29 juillet et 5,12 et 19 août à Brantôme.


 

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Le Bournat ( lo bornat ) autrement dit la ruche

Publié le par Nadina

Photo prise à La Miellerie du Périgord à Thiviers

Photo prise à La Miellerie du Périgord à Thiviers

Photo de Claude Fils ,tirée de l'Encyclopédie
Photo de Claude Fils ,tirée de l'Encyclopédie

Des traces anciennes de domestication des abeilles ont été trouvées puisque ne dit-on pas que Jupiter aurait été élevé au miel des abeilles du Mont Hymette ! Les auteurs grecs et latins nous en parlent aussi et ce bien avant l'ère chrétienne .

Nous retrouvons des traces de ruche au Moyen-Age et au vu de certains écrits ou peintures, elles étaient en paille .

Ensuite, au XVIIIè siècle, l'Encyclopédie spécifie aussi l'usage de la paille pour la construction de ruche . Elle précise qu'une ruche est "un panier à serrer et nourrir des abeilles à miel ".

Mais me direz-vous, les ruches n'existaient pas avant et l'homme récoltait le miel dans les arbres creux . Le système de la ruche proprement dite a beaucoup évolué depuis ce temps là.
L'homme a découvert une ruche dans un arbre creux et a recouvert le haut d'une pierre; il la fermait donc , se l'appropriait et l'exploitait .

Photo tirée du blog Igoir

Photo tirée du blog Igoir

C'était le sucre de l'époque et il apportait douceur aux desserts et boissons. Puis vint la découverte de l'Amérique qui amena la canne à sucre.
Beaucoup de familles avaient donc son 'bournat ' ou ruche à abeilles.Elles étaient simples à fabriquer: 4 planches et des liens tels que ronces ou paille seigle. Les liens de ronce étaient coupés l'hiver et ouverts en quatre car il ne fallait plus de sève à l'intérieur .
Un trou sur le devant permettait l'accès aux abeilles et notre ruche trouvait sa place sur une brique. Le dessus pouvait être recouvert d'une chape de seigle. Et pourquoi du seigle ??? Tout simplement parce que cette paille est plus longue et plus robuste que le blé.

Photo tirée de l'Encyclopédie

Photo tirée de l'Encyclopédie

Les ruches n'avaient pas de rehausses comme maintenant mais étaient de tailles différentes:

les plus grandes, qui devaient faire 27 cm sur 40/60 cm de haut accueillaient des essaims jusqu'à la mi- juin

les moyennes, jusqu'au 1er juillet

et les petites recevaient les derniers.

Les ruches n'étaient pas posées à terre, de crainte que les petits animaux tels que souris, crapauds n'y pénètrent. Elles étaient sur des bancs .

Pour éviter aussi que des vers y trouvent refuge, on les enduisait d'un mélange de bouse de vache avec de la cendre de lessive ou terre rouge. On passait ensuite l'intérieur à la flamme de paille . Dans le livre ' La sauvegarde des abeilles et les manoeuvres des ruches ', il est expliqué que parfois était passé d'abord une grosse brosse bien dure pour casser les gros bouts de paille et qu'ensuite la flamme finissait de brûler les petits résidus . Tout ceci était fait afin que les abeilles rentrant dans cette nouvelle ruche s'y trouvent bien et n'aient pas un travail de nettoyage à faire .

Bon, maintenant que nos bournats sont en place, les abeilles s'y sont installées, il faut ramasser le miel.C'étaient les femmes qui étaient chargées de cette tâche. Il était ramassé une fois par an, à la fin du printemps . il n'y avait pas de protection comme aujourd'hui donc les femmes , qui étaient deux pour cette extraction, enfumaient les abeilles. Ce superbe enfumoir de l'époque était constitué de 2 tuiles attachées ensemble. A l'intérieur, elles y mettaient du foin humide et y allumaient le feu . Une soufflait et l'autre extrayait la cire et le miel.

Ensuite venait la séparation pour ne garder que le miel. Les 2 femmes prenaient un torchon et y déposaient la cire et le miel retirés du bournat . Chacune à un bout de ce torchon, elles le tordaient , comme une presse et le miel coulait.

Et la cire restante était quant à elle utilisée pour cirer les meubles. On fabriquait également des cierges et d'autres produits et servait surtout pour l'éclairage

Etant donné que les bournats appartenaient aux métayers, la récolte leur appartenait également et intégralement.

Les abeilles ont été associées à beaucoup de croyances de tout temps et je vous en ferai part dans un autre article

http://lamotte.pagesperso-orange.fr/ecuras - L'Encyclopédie - 'La sauve-garde des abeilles, et les manoeuvres des ruches en hausses ' de M. de Cuinghein et Charles C. Miller

Photo tirée de l'ouvrage de Jean-René Mestre et Gaby Roussel "Ruches et Abeilles"

Photo tirée de l'ouvrage de Jean-René Mestre et Gaby Roussel "Ruches et Abeilles"

Photos prises à la Miellerie du Périgord à Thiviers

Photos prises à la Miellerie du Périgord à Thiviers

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Fromage aux truffes

Publié le par Nadina

Fromage aux truffes

C'est toujours la pleine saison des truffes alors autant en profiter encore un peu !

Choisissez un fromage doux de préférence au lait pasteurisé ( vache, chèvre ou brebis à votre convenance )

Coupez-le en 2 parties égales, horizontalement.

Coupez de fines tranches de truffe.


Disposez les lamelles au milieu du fromage.


Enveloppez celui-ci dans un film alimentaire et mettez au réfrigérateur 24h.

Il est prêt à déguster.

Recette donnée par 'Aux truffes du Périgord" Périgueux lors de la journée de la truffe à Ste Croix de Mareuil.

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La prison militaire de Nontron de 1940 à 1946

Publié le par Nadina

La prison militaire de Nontron - Collection Lapouge
La prison militaire de Nontron - Collection Lapouge

Aujourd'hui, en allant chercher vos enfants au 32, Boulevard Gambetta à Nontron, dites-vous que ces murs ont abrité bon nombre de prisonniers.

En effet, la prison de Nontron a été construite en 1855. Elle sera maison d'arrêt jusqu'en 1926.

Le 3 septembre 1939, c'est la mobilisation générale et qui dit guerre, dit prisonnier .

L'exode pénitentiaire est assez méconnu.

Périgueux, siège de la 12è région militaire dispose d'un tribunal militaire et les prévenus devant être jugés attendent dorénavant dans la prison de Nontron car celle-ci est devenue le siège de la prison militaire de Paris ( auparavant basée dans les Basses Pyrénées jusqu'au 6 novembre 1940) .

Elle restera prison militaire d'octobre 1940 à mars 1946 , pouvant accueillir 149 personnes, soit le chef d'établissement, un aide comptable, un greffier, 10 surveillants, 3 gardes de police, 14 surveillants auxiliaires et 119 détenus .

Ceux-ci sont principalement des détenus politiques, militaires insoumis ou réfractaires et des des droits communs.

36 détenus politiques ont été libérés le 10 juin 1944 , après une délibération et une négociation de 2 jours menée par Raymond Boucharel, chef de maquis AS auprès du Capitaine Pointeau, chef d'établissement .Ils laissèrent la place à des prisonniers allemands qui y restèrent du 2 août au 4 septembre .

Il y eut 3 prisons de ce genre en Dordogne : Mauzac, Bergerac et Nontron.

Pour ceux que ça intéresse, vous trouverez un article très intéressant écrit par Michel Bloch ( détenu politique ) qui relate sa vie en prison de 39 à 45, et notamment à la prison de Nontron :

http://www.laurentbloch.org/MySpip3/spip.php?article36.
Il se posait la question de savoir pourquoi certains détenus , tous communistes , n'étaient pas déportés ou exécutés . Probablement pour être des monnaies d'échange car certains d'entre eux sont devenus des membres importants, tels Léon Blum, Edouard Heriot ou encore Yves Peron , devenu député de la Dordogne.

En voici un autre, toujours sur Colette et Michel Bloch ( elle devint son épouse le 12 septembre 1945) :

http://www.vrid-memorial.com/afficher/rubrique/5/deportation/article/124/Michel-et-Colette-BLOCH.html

Un autre personnage y a séjourné : Léon Moussinac, ami d’Aragon . Il y arrivera le 28 octobre 1940 et y restera jusqu'à son jugement le 5 mai 1941.

Voici son récit sur : http://arkheia-revue.org/Leon-Moussinac-ami-d-Aragon.html .

Yves Peron adressa une lettre au chef d'établissement le 12 février 1944 dans laquelle il relate les relations entre communistes et trotskistes au sein de la prison :

http://prisons-cherche-midi-mauzac.com/des-hommes/yves-peron-et-les-trotskistes-de-la-prison-militaire-de-nontron-en-1944-15807

Détenus travaillant sur le toit de la prison de Nontron - Collection Alain Guigne

Détenus travaillant sur le toit de la prison de Nontron - Collection Alain Guigne

Photo Jacky Tronel
Photo Jacky Tronel

Cette prison militaire, après avoir failli être transformé en gendarmerie, va finalement donné le jour à une école primaire en 1951.

Photo Jacky Tronel

Photo Jacky Tronel

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Le boisseau

Publié le par Nadina

Sous les Halles de Monpazier
Sous les Halles de Monpazier

Autrefois, on pesait peu de choses, par contre, on mesurait.

Et on mesurait avec quoi .... le creux de la main .

En effet, le mot 'boisseau' est dérivé de 'boisse', qui signifie en bas-latin 'bostia' et en gaulois 'bosta' qui veut dire 'le creux de la main !

L'unité de mesure était donc le boisseau qui, cependant, n'a pas la même mesure, que l'on soit à Paris ou à Bordeaux .

Cette mesure était couramment utilisée pour les pommes de terre, les noix, le sel et même le charbon mais le plus souvent pour les grains .

Pour les matières sèches , le boisseau de Paris mesurait environ 16 litrons, soit 13 litres

mais celui de Bordeaux était nettement supérieur puisqu'il mesurait 78.808 litres exactement

et celui de Saint Brieuc, 33.86 litres.

Pour les mesures liquides, le boisseau équivalait à 13.010 litres mais en Bourgogne , il arrivait à 20.920 litres.

L’étalonnage des différents boisseaux était fait par rapport à la livre, unité de poids . Les années se suivant mais ne se ressemblant pas, les grains pouvaient être secs ou humides et cela n'était pas pris en compte et d'une année à l'autre la contenance pouvait donc varier.

Il existait deux façons de remplir la mesure:

- Le boisseau était rempli à ras bord: c'était la mesure rase,

- ou il était tassé et recomplété par un cône de grains. C'était alors une mesure comble.

La réunion de plusieurs boisseaux formait ensuite une série d'autres mesures comme le setier, le muid.

Le minot valait 3 boisseaux et la mine 6, le sétier 12 .

Le muid, lui correspondait à 12 sétiers de 12 boisseaux, soit 144 boisseaux

Selon ces mesures, chaque muid contient 12 setiers, ou 24 mines, ou 48 minots, ou 144 boisseaux. Mais ce ratio, qui est exact pour Paris et pour les mesures de chaux, blé, orge, fèves, lentilles et autres similaires, ne vaut pas pour certaines denrées. Ainsi le minot d'avoine contient 6 boisseaux (soit 288 boisseaux par muid), et celui de sel en contient 4 (soit 192 boisseaux par muid). Le muid de plâtre ne contient que 72 boisseaux (cette denrée se mesure en "sacs", avec 36 sacs de 2 boisseaux chacun par muid).

Le boisseau peut aussi se diviser en demi, quart et demi-quart .

Le Seigneur exerçait son droit, dit de minage ou écuellée sur les mesures des grains et du vin notamment, denrées vendues aux marchés . Suspendu par Turgot en 1775, ce droit n'avait pas toutefois disparu complètement pendant la Révolution .

Source : http://olivier.rocher.free.fr - http://www.templiers.net - http://www.genefourneau.com/mesures.html - http://racineshistoire.free.fr/

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